Laurent Naouri (baryton-basse) chante « Aussitôt que la lumière » d'Adam Billaut (1602-1662)

Après Ingrid Perruche dans les Merveilles de l’Opéra de C.-F. Panard, au tour de Laurent Naouri de répondre à l’appel des Lunaisiens et d’aborder un autre poète et chansonnier français : Adam Billaut (1602-1662), surnommé le «Virgile au rabot ». C’est en 1644 que Maître Adam – « fameux poëte et fameux menuisier » selon Corneille, qui lui a consacré un sonnet – écrivit « Aussitôt que la lumière ». Cette page, selon Arnaud Marzorati, « incarne toute la noblesse de la grande chanson à boire ; répertoire bachique qui nous révèle que grands vins et grandes voix ont toujours eu le plaisir de se réunir pour partager la joie de l'ivresse artistique. Une ivresse modérée, savante qui se retrouvera également dans le Caveau français du XVIIIe siècle, où des chansonniers comme Crébillon, Rameau ou Casanova entonneront à leur tour des airs sérieux et précieux à la gloire de la "Dive Bouteille". Enfin, tous les grands opéras s'abreuvent du plaisir de la "chanson à boire" : de Lully au Faust de Gounod, on retrouve dans nos plus belles pages du répertoire lyrique l'esprit et la saveur de l'œuvre d'Adam Billaut. »

Ce cycle de vidéos est disponible sur la page Facebook des Lunaisiens, où Arnaud Marzorati propose par ailleurs pendant tout le confinement une petite chronique sur la riche histoire de la chanson.

Plus d’infos sur les Lunaisiens

Page Facebook des Lunaisiens

Musique en confinement

Partager par emailImprimer

Derniers reportages

  • Depuis 46 ans au Festival de La Roque d'Anthéron, il y a un rituel qui n'a jamais changé.
    Un rituel méconnu du grand public.
    C'est celui de la présentation des pianos aux pianistes, avant chaque concert, pour que ces derniers choisissent celui qu'il ou elle va jouer.
    Aujourd'hui, c'est au tour de Francesco Piemontesi de venir choisir son piano.

  •  

    A l'occasion du magnifique récital que Rolf Lislevand a donné à l'Abbaye aux Dames de Saintes, Concertclassic a filmé l'archiluthiste en répétition. Il interprète un extrait d'une Arpeggiata de Hieronymus Kapsberger.
     
  • "Je pense que la plupart des musicologues aujourd'hui reconnaissent John Dowland comme le plus grand compositeur"

    À l'occasion du magnifique récital que Rolf Lislevand a donné à l'Auditorium de l'Abbaye aux Dames de Saintes, Concertclassic a posé quelques questions au luthiste et guitariste baroque. 

    Questions posées :

    - Vous avez appris le luth et la guitare baroque dans les années 1970. Comment êtes-vous arrivé à vouloir jouer ces instruments ?
    - Qu'est-ce qui vous attirait dans cette musique ?
    - Vous parlez de "magie" dans le son de cette musique. Est-ce que l'aspect spirituel de celle-ci vous intéressait ?
    - Découvrir des compositeurs méconnus a t-il été aussi un élément motivant pour jouer de cette musique ?
    - Vous disiez que les interprètes de cette époque étaient eux-mêmes compositeurs. Avez-vous eu envie de composer vous-même de la musique ?
    - Vous avez participé au tournage du film "Tous les matins du monde". Avez-vous un souvenir à ce sujet ?