Laurent Naouri (baryton-basse) chante « Aussitôt que la lumière » d'Adam Billaut (1602-1662)

Après Ingrid Perruche dans les Merveilles de l’Opéra de C.-F. Panard, au tour de Laurent Naouri de répondre à l’appel des Lunaisiens et d’aborder un autre poète et chansonnier français : Adam Billaut (1602-1662), surnommé le «Virgile au rabot ». C’est en 1644 que Maître Adam – « fameux poëte et fameux menuisier » selon Corneille, qui lui a consacré un sonnet – écrivit « Aussitôt que la lumière ». Cette page, selon Arnaud Marzorati, « incarne toute la noblesse de la grande chanson à boire ; répertoire bachique qui nous révèle que grands vins et grandes voix ont toujours eu le plaisir de se réunir pour partager la joie de l'ivresse artistique. Une ivresse modérée, savante qui se retrouvera également dans le Caveau français du XVIIIe siècle, où des chansonniers comme Crébillon, Rameau ou Casanova entonneront à leur tour des airs sérieux et précieux à la gloire de la "Dive Bouteille". Enfin, tous les grands opéras s'abreuvent du plaisir de la "chanson à boire" : de Lully au Faust de Gounod, on retrouve dans nos plus belles pages du répertoire lyrique l'esprit et la saveur de l'œuvre d'Adam Billaut. »

Ce cycle de vidéos est disponible sur la page Facebook des Lunaisiens, où Arnaud Marzorati propose par ailleurs pendant tout le confinement une petite chronique sur la riche histoire de la chanson.

Plus d’infos sur les Lunaisiens

Page Facebook des Lunaisiens

Musique en confinement

Partager par emailImprimer

Derniers reportages

  • Présente depuis le départ dans l’aventure du Palazzetto Bru Zane, Véronique Gens a mis sa curiosité insatiable au service de nombreux projets dont le dernier en date, le récital « Nuits » enregistré avec l’ensemble I Giardini (Alpha), offre un admirable exemple. Le 8 octobre 2011 à Venise, elle interprétait un programme « Héroïnes romantiques » avec les Talens lyriques de Christophe Rousset, en écho à la sortie d’un disque (Erato) réalisé avec la même formation – et promis à un immense succès ! Un document filmé que l’on retrouve avec bonheur sur de site Bru Zane Replay 

    De Gluck à Verdi, en passant par Salieri, Méhul, Gossec, Kreutzer, Meyerbeer et Berlioz, un magnifique voyage s’offre à l’auditeur et séduit par le sens du mot et l’engagement dramatique de la soprano.

  • Pas de Festival Palazzetto Bru Zane à Paris cette année en raison de la crise sanitaire. On en profite pour se plonger dans les archives du Centre de musique romantique française de Venise disponibles sur le site Bru Zane Replay, et pour réveiller de beaux souvenirs ! Parmi ceux-ci, la Nuit du Quatuor français (1), le 1er juin 2018 aux Bouffes du Nord (dans le cadre du 6ème Festival PBZ), avait permis d’entendre le Quatuor Cambini-Paris dans le Quatuor en sol mineur CG 365 de Charles Gounod et, non moins rare, le 4ème Quatuor en la mineur op. 56 n° 2 de Théodore Gouvy. La forme reine de la musique de chambre fut aussi l’affaire des compositeurs français du XIXe siècle : les Cambini-Paris le prouvent avec autant de complicité que de style !   

    (1)www.concertclassic.com/article/nuit-du-quatuor-francais-au-6eme-festival...

  • Découvrez le Lille Piano Festival en version digitale les 12, 13, et 14 juin 2020. 
    19 concerts en direct ou en différé sur la chaine Youtube du festival :