Agenda

    LES GRANDES ŒUVRES
    Vendredi 03/02 – 20h30
    MENDELSSOHN, CONCERTO POUR VIOLON N° 2

    Orchestre des Champs-Elysées
    Philippe Herreweghe, direction
    Francesca Dego, violon 

    Mendelssohn, Concerto pour violon n° 2 en mi mineur
    Schubert, Symphonie n° 9 en ut majeur « La Grande » 

    Les Grandes Œuvres de l’Auditorium de La Seine Musicale sont le rendez-vous des ensembles sur instruments d’époque et des orchestres symphoniques. L’orchestre résident à La Seine Musicale, Insula orchestra, ainsi que les grands orchestres français et internationaux dirigés par de grands chefs d’orchestre se produisent aux côtés des solistes qui font l’actualité de la musique classique.

    Le deuxième Concerto pour violon de Mendelssohn est l’un des trésors du répertoire. Pas d’introduction orchestrale ici, le violon énonce immédiatement l’envoûtante mélodie qui hantera toute la partition. L’atmosphère brumeuse qui se dégage de ces aigus fantomatiques est bientôt dissipée par une joyeuse fanfare facétieuse. La soliste Francesca Dego, solaire dans le premier mouvement Allegro molto appassionato, fait parler sa virtuosité pétillante et insuffle à cette œuvre un élan tout à fait grisant. Elle tire ainsi de cette partition des merveilles de féerie, typiques de l’écriture volubile et incroyablement vaporeuse de Mendelssohn, sans négliger sa dimension plus ombrageuse qu’elle sublime dans le deuxième mouvement, surnaturel et fantastique.

    Un sens raffiné du contraste que l’on entend déjà chez Schubert et que le chef Philippe Herreweghe et l’Orchestre des Champs-Élysées font toujours admirablement sonner. Le thème majestueux des cors qui ouvre la Neuvième Symphonie de Schubert, est une porte d’entrée vers un univers d’une richesse exaltante. Le mystère qui nimbe le premier mouvement est plein d’un espoir lumineux, un miracle de vitalité quand on sait dans quel dénuement l’œuvre fut composée. Si l’Andante est emblématique de la nostalgie schubertienne, son chant régulier nous guide avec grâce et confiance sur les sentiers d’une calme forêt autrichienne. Au terme de la promenade, le Scherzo nous attend pour une valse élégante mais enlevée, décoiffée par un finale trépidant. Un programme qui fait la part belle aux précurseurs du romantisme allemand dont l’optimisme est pimenté par des climats sonores subtilement contrastés.