Agenda

ARCHIPEL(S)

Concerts passés
Distribution : 
Compositrice Isabelle Aboulker
Livret Adrien Borne
Direction musicale Mathieu Romano
Direction artistique Sarah Koné
Mise en scène James Bonas
Assistante de mise en scène Emmanuelle Chimento
Chorégraphie Ewan Jones
Décors et costumes Thibault Vancraenenbroeck
Lumières Marion Hewlett
Créatrice lumières Laïs Foulc

Interprètes de la Maîtrise Populaire et de la Pré-Maîtrise de l'Opéra Comique

Orchestre Les Frivolités Parisiennes

Production Opéra Comique
Co-production Opéra de Toulon
Programme : 
Mathieu Romano, James Bonas et Ewan Jones coordonnent les talents multiples de la Maîtrise – chant, théâtre et danse – au service d’une utopie qui amusera autant qu’elle fera réfléchir le jeune public, et avec lui les adultes désireux de partager leur amour de l’opéra.

Une jeunesse qui épouse les codes mais qui s’évapore ; une autre qui refuse l’assignation mais qui se cache. Une société qui promeut un bonheur factice ; une autre qui fuit les lois, les regards. Grandir ou s’y refuser. Partir ou rester. Deux mondes et le choix à moitié, à cheval sur les frontières.

Commande de l’Opéra‑Comique pour sa Maîtrise Populaire, cette fiction lyrique bénéficie d’un livret inspiré au romancier Adrien Borne par ses ateliers avec les maîtrisien·ne·s, et d’une partition écrite par la plus grande compositrice pour voix d’enfants, Isabelle Aboulker.

Mathieu Romano, James Bonas et Ewan Jones coordonnent les talents multiples de la Maîtrise – chant, théâtre et danse – au service d’une utopie qui amusera autant qu’elle fera réfléchir le jeune public, et avec lui les adultes désireux de partager leur amour de l’opéra.
Infos complémentaires : 
ARGUMENT

Prologue

Un enfant se prépare, un autre s’y refuse. À quoi exactement ? À un passage important qui les séparera peut-être pour toujours. Celui qui reste offre ses feutres à celui qui part.

Acte I – La colonie

C’est jour de fête pour tous les jeunes : ceux qui ont 20 ans cette année s’en vont pour ne plus revenir. Ils ont été préparés, conditionnés. Les autres les encouragent, les célèbrent, menés par Nina, Pinta et Santa-Maria, la trinité qui les gouverne avec une joie forcenée. Mais l’enfant du prologue, celui qui reste, pose des questions qui dérangent : qu’advient-il de ceux qui partent ? La seule explication qu’il obtient est la suivante : les prénoms sont attribués aléatoirement le jour du départ. Mais ses doutes ne pourraient-ils pas gagner les autres enfants ? Il est neutralisé et envoyé pour examen chez le Puiseur, qui sonde les âmes. Il s’avère que l’enfant rétif est sentimental, mélancolique. Bref, il pense par lui-même. La trinité organise donc son bannissement vers l’île en marge.

Acte II – L’Île de Spinalonga

C’est tout près, l’obscurité y règne. On n’y grandit plus, on y est libre de ses pensées. On peut y changer de peau quand et comme on veut. Plus exactement, le Tricoteur lit en chacun pour réaliser le costume approprié, au gré des rêves et des passions de la journée. Et cela se répète, comme un jeu. L’Enfant ne comprend pas la finalité de ce système, fondé sur une fantaisie triste et sans but, un perpétuel recommencement. Il rencontre Mavrick, marginalisé parmi ces marginaux, qui l’emmène dans l’atelier de recyclage des secondes peaux. Là se trouve un passage qui conduit à l’océan, où l’existence d’un unique bateau incite l’Enfant à partir.

Acte III – L’océan

Au milieu de l’océan, l’Enfant qui se croyait seul se retrouve environné de lucioles bienveillantes.
Il peut enfin exprimer ses aspirations : être lui-même et partager ses rêves.