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Les Archives du Siècle Romantique (98) – « Massenet intime » par Henri Cain (Le Monde artiste, 9 décembre 1911)

 

 
Il est enfin disponible ! Depuis la sortie en 2022 du  volume I des mélodies avec orchestre de Massenet – un magnifique bouquet de vingt-deux pièces servies par les voix de Nicole Car, Jodie Devos, Cyrille Dubois, Etienne Dupuis, Véronique Gens et Chantal Santon Jeffery, sous la direction d’Hervé Niquet à la tête de l’Orchestre de chambre de Paris –, on attendait impatiemment la suite. C’est Pierre Dumoussaud, autre chef dont les affinités avec le répertoire français ne sont plus à souligner, qui prend le relai dans le second volume, avec l’Orchestre de l’Opéra Rouen Normandie et une équipe vocale tout aussi convaincante : Hélène Guilmette, Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, Julien Henric et Thomas Dolié. Vingt-quatre mélodies au total, où l’on trouve à la fois des pages isolées (dont La Mer, arrangement du Am Meer issu du Chant du cygne de Schubert) et deux ensembles : les Chansons des bois d’Amaranthe (cinq mélodies allant du duo au quatuor vocal), vibrantes d’amour pour la nature, et les Expressions lyriques (1909-1911 pour contralto, dix numéros dans la version voix/piano dont cinq seulement ont été orchestrés par l’auteur – nos 1, 2, 4, 7 & 8), cycle très original (1) mêlant chant et déclamation que Massenet dédia à Lucie Arbell (1878-1947), égérie de ses dernières années.
 

Jules Massenet - Mélodies avec orchestre - Vol.2 (sortie officielle le 31/01/2026)
 
Lucie Arbell qui était d’ailleurs présente le 2 décembre 1911 pour interpréter les Expressions lyriques au terme d’une causerie offerte par Henri Cain à l’Ecole des Annales. Le public y avait été convié à 17h précises pour entendre le librettiste (ou co-librettiste) de plusieurs opéras du compositeur (dont Sapho, Cendrillon et Don Quichotte) se faire l’ « anecdotier d’un Massenet intime. ». Un propos d’une saveur perceptible dès l’entame, publié le 9 décembre dans Le Monde artiste, que nous vous proposons de découvrir – il constitue le n° 98 des Archives du Siècle Romantique – à l’occasion de la parution du second volume des mélodies avec orchestre de l’auteur de Werther.
 
Alain Cochard

*  *   * 

 

Henri Cain (1857-1937) - Musica (1er février 1906) © Bibliothèque du Conservatoire de Genève
 

 
Henri Cain, « Massenet intime »
Le Monde artiste, 9 décembre 1911 (p. 771-773)
 

 
Mesdames, Messieurs, mes petites Cousines,
 
Les Annales m’ont simplement demandé d’être aujourd’hui l’anecdotier d’un Massenet intime. Ma douce et éphémère fonction va donc consister à vous raconter, non de l’histoire, mais des histoires et à vous faire entr’apercevoir tout ce qui se cache d’amusant, de bon, d’exquis, en Massenet. Arrivé au faîte des honneurs, de la gloire, il est toujours resté le meilleur pour ne pas dire « le trop bon » des hommes. Quel est celui de nous qui n’a pas reçu, au moment même où il lui échoit un bonheur, où (plus vite encore) s’il est accablé par une infortune, le mot chaleureux, réconfortant et doux de l’admirable ami qu’est Massenet.
Sans se laisser gâter par des flatteries et des adulations sans nombre, Massenet est demeuré l’être simple, enjoué, de belle humeur qu’il était en sa prime jeunesse quand il arriva à Paris pour entrer au Conservatoire.

 
Le Prix de Rome
 
En 1861, après avoir obtenu son premier prix de piano, il fut admis dans la classe de composition d’Ambroise Thomas. À la fin de sa première année, Massenet remporta une mention ; l’année suivante, il méritait le Grand Prix de Rome.
À cette époque, au lieu de donner comme résidence aux jeunes compositeurs qui montent en loge le château de Compiègne, on les parquait dans des chambres mansardées qui existent sans doute encore dans les combles de l’Institut. Je les ai visitées autrefois avec notre cher Roujon et mon frère. Or, la loge où Massenet avait composé la musique de sa cantate sur Louise de Mézières (c’est le titre du poème) était encore couverte d’inscriptions et de dessins, dus à la plume alerte du jeune Massenet. Nous avons relevé jadis quelques inscriptions parmi lesquelles : Ah! là, là, quel poème! Pourquoi Héloïse de Mézières? C’est tout au plus Héloïse la Mercière. Puis le jeune logiste dresse un almanach sur le mur même de sa prison. Durant les premiers jours, on trouve cette note : Rien, absolument rien, toujours rien. Le 23 mai 1862, le jeune compositeur note qu’il a fini un duo « qui ne l’emballe pas ». Mais, le 24, il s’attelle à la besogne et écrit en six jours le duo, le trio, l’air du baryton et le final. Cet effort l’a fatigué, car le mur de la cellule porte cette inscription : 2 juin : Je roupille jusqu’à 9 heures et quart. Enfin, le 10 juin, Massenet écrit : Fichu le camp à 11 heures du matin.
 
En 1863, le titre de la cantate qui devait mériter à Massenet le Grand Prix de Rome est : David Rizzio.
Et voici la première et grave pensée que la lecture de la cantate inspira au jeune musicien (le plâtre de sa cellule en garde un impérissable souvenir) : « Quand David Rizzio ressemble-t-il à une vieille casserole percée ? Allez voir la réponse au-dessus de la porte. (Allons au-dessus de la porte). — Réponse : C’est à la fin du duo quand il s’écrie : je fuis ! »
Mais la cantate n’a pas encore eu le don d’éveiller l’enthousiasme dans l’âme du jeune compositeur, car sur son agenda mural on trouve presque chaque jour cette ligne découragée : Zut, zut… et zut!
Mais entre ces interjections, Massenet piochait tout de même et composait une cantate qui lui valut le Grand Prix.

 

Jules Massenet, Le Monde illustré (5 mai 1877) © Gallica - BnF

 
Et Capoul rata son entrée
 
À Rome, Massenet passa des années merveilleuses. Rentré à Paris, le jeune compositeur se maria avec la plus ravissante des jeunes filles (qui est devenue la plus admirable des femmes), et c’est à cette époque qu’il donna des leçons, l’hiver, et, l’été, des concerts dans les casinos de villes d’eau.
Enfin, traqué par le besoin, il reprit son métier de timbalier à la Porte-Saint-Martin, poste qu’il avait déjà occupé précédemment. Dans la journée, il composait fébrilement, et son premier ouvrage reçu à l’Opéra-Comique fut un acte qui s’appelait : la Grand’Tante (poème de Adonis).
Le jeune compositeur comptait sur un succès profitable. Hélas, un jeu de scène mal réglé amena une catastrophe.
Mme Girard, qui personnifiait une vieille paysanne, avait à s’occuper du feu, en faisant face à la porte par laquelle devait arriver Capoul. Or, elle oublia son jeu de scène, et quand le beau ténor fit son entrée sensationnelle, Mme Girard lui présentait… le dos, au moment même où Capoul chantait en s’avançant : Merci, merci mon Dieu!... Enfin
j’aperçois un visage humain
! Vous devinez l’hilarité qui s’empara de la salle, et désespéra le pauvre débutant. Heureusement, quelques semaines après cette mémorable soirée, Massenet prenait sa revanche avec sa première « Suite d’orchestre », qui fit sensation au concert Pasdeloup.
À ce moment, Coppée vint chez le jeune compositeur et lui demanda d’écrire la musique de sa délicieuse romance Mignonne, voici l’avril dans le Passant. Massenet radieux se met à l’ouvrage, apporte la merveille musicale que vous connaissez tous. Le
directeur de l’Odéon se fait jouer la musique… et la refuse avec cette mention savoureuse : « Incompréhensible ! »
Massenet, heureusement, ne se frappa pas… et se remit à la besogne eu rêvant théâtre. 
 
 

Affiche d'Hérodiade (Hartmann, 1881) © Gallica / BnF

Quand le public « s’enrouait les mains » d’enthousiasme
 
Nommé professeur au Conservatoire, à la place de François Bazin qui avait refusé jadis de le recevoir comme élève, en disant qu’il ne voulait pas chez lui de brebis galeuse, Massenet se porta, plus tard, comme candidat à l’Institut. Il fut nommé au second tour de scrutin par 18 voix contre 13 à Saint-Saëns.
Quand on vint annoncer au nouvel Immortel qu’il était élu, on le vit pâlir, se diriger vers son bureau, d’où il envoya ce simple mot à Saint-Saëns : Mon cher confrère, l’Institut vient de commettre une grande injustice…
Je donnerais beaucoup afin que vous entendiez Massenet vous raconter son entrevue avec Vaucorbeil, à qui il apporta deux ans après son Hérodiade.
— Mon cher Directeur, je viens vous apporter mon nouvel opéra, Hérodiade.
Comme c’était un confrère, Massenet était certain, croyait-il, d’un bon accueil. Les premiers mots de Vaucorbeil furent :
— Quel est votre poète ?
— Paul Milliet, un homme de beaucoup de talent, un être exquis, charmant.
— Bien jeune, riposta le directeur, je le connais, il faudrait avant tout lui adjoindre un « carcassier ».
— Un « carcassier », s’écrie Massenet. Quel est ce redoutable animal ?
— Un « carcassier », réplique l’olympien Vaucorbeil, un « carcassier » est un homme qui sait établir solidement la « carcasse » d’une pièce.
Massenet comprit qu’il n’avait pas l’heur de plaire à son confrère (ça arrive !), et il porta Hérodiade à Bruxelles, où Stoumon et Calabrési l’accueillirent avec transport.
À Hérodiade succéda Manon.
Ce fut Léon Carvalho, le grand directeur-artiste, l’homme vers qui monte toujours mon souvenir dévoué et reconnaissant, qui retint Manon pour son théâtre. Mais, pour Manon, quel interprète allait-on choisir ?
Massenet pensa à une exquise jeune fille qui venait d’avoir son premier prix au Conservatoire, Mlle Vaillant, plus tard Mme Vaillant-Couturier.
Mais l’artiste venait d’être engagée aux Nouveautés.
Comment l’obtenir de son directeur, le brave et bon Brasseur, l’incomparable créateur de tant de personnages inoubliables.
Massenet se décida à tenter la démarche, et voici le compte rendu de l’entrevue :
BRASSEUR — Eh bien, Illustre Maître, quel bon veut vous amène ?
— Je viens vous demander de me céder Mlle Vaillant pour mon nouvel opéra.
BRASSEUR, plus froid. — Cher Monsieur, impossible. Mais si vous tenez à avoir cette artiste, écrivez, une opérette pour mon théâtre et je vous la donnerai comme étoile, mon petit Bibi.
Massenet, en trois secondes, était descendu du grade « d’Illustre Maître » à celui, moins ronflant, de « Petit Bibi », et il se retira confus.
La première de Manon eut lieu avec la merveilleuse Heilbron comme interprète. Le public fut aussi enthousiaste que la Presse se montra hargneuse et injuste envers l’admirable compositeur. Massenet, suivant une habitude consacrée, fut légèrement traîné dans la boue par la plupart des critiques musicaux, tandis que le « Public » le vengeait de ses attaques en « s’enrouant les mains » à force d’applaudir.
À Manon succède le Cid puis Esclarmonde, le Mage et Werther.
Werther eut une existence accidentée. Il naquit dans un wagon de chemin de fer, entre Paris et Milan.
Paul Milliet, Hartmann et Massenet se rendaient en Italie, quand la conversation s’engagea entre les trois amis qui cherchaient un nouveau sujet de poème pour le Maître.
Tout d’abord, on parla d’Hermann et Dorothée. Mais Milliet, avec sa divination du théâtre, répliqua que, du moment que l’on pensait à Goethe, on devait bien plutôt songer à Werther, qui fournirait un drame poignant d’humanité avec de l’amour et
de la douleur (c’est-à-dire tout ce qui chante).
Le poète plaida si chaleureusement sa cause, que Hermann et Dorothée descendirent à une petite gare et que, grâce à Milliet, Werther régna seul et victorieusement durant la fin de ce voyage.
Les voisins du wagon envoyèrent deux ou trois fois des employés pour voir ce qui se passait dans le compartiment où discutaient les trois artistes, ayant été mis en fol émoi par les mots… « Coup de pistolet… » « Adieu à la vie… » « Nuit de Noël… » « La neige… » « Je vais mourir ! ! ! » Les futurs collaborateurs parlaient déjà de leur mise en scène, tout en semant, sans le vouloir, les craintes les plus folles dans l’âme timorée des voyageurs non avertis.
L’œuvre terminée, Massenet la porta à Carvalho. Celui-ci eut peur en songeant à la tristesse du poème et ne donna pas une réponse définitive et accueillante à Massenet qui sortit l’âme crucifiée de cette pénible entrevue. Carvalho, qui était un tendre, comprit le désespoir qu’il causait au Maître et tenta de panser la blessure qu’il lui avait faite, en lui disant : — Allons, nous en recauserons… rien n’est définitif… à demain… »
 

Jules Massenet dans L'Assiette au beurre du 27 septembre 1902 © Gallica / BnF

 
Werther sous la neige
 
Hélas, le lendemain, l’Opéra-Comique brûlait. Le pauvre Carvalho était ruiné, et celui qui, le premier, tomba dans ses bras, fut notre bon Massenet qui avait oublié toute rancœur et ne songeait qu’à l’ami dont il devinait la détresse.
Le 16 janvier 1893, Werther fut, pour la première fois, acclamé à l’Opéra-Comique, que M. Carvalho avait fait émigrer à la place du Châtelet. Pour calmer les transports de la salle, il ne fallut pas moins que la terrible tempête de neige qui accueillit à la sortie les admirateurs de Massenet. Quel temps ! De mémoire de boueux, on ne peut se rappeler chose pareille. À 9 heures du soir, il faisait beau. À minuit 1/2, un mètre de neige ouatait les trottoirs… pas une voiture ne pouvait circuler, et nombre de belles dames furent obligées de bivouaquer dans la salle en attendant le petit jour.
Ce fut le lendemain, à l’aurore, que le Maître (qui s’était, comme tous les soirs, couché à 8 heures 1/2) apprit à la fois son triomphe et cette histoire fantastique de rafale extravagante… par des amis qui arrivèrent chez lui à 6 heures 1/2 du matin, en habit noir et cravate fripée, au sortir de l’Opéra-Comique et en compagnie des premiers balayeurs.
Le 16 mars suivant, au moment où nous décachetions avec fièvre notre courrier, en apercevant la belle écriture de Massenet, voilà la douche glacée qui vint nous assaillir.
Au lieu des places pour la générale de Thaïs, nous recevions ce mot imprimé :
« Mon service pour la répétition générale de Thaïs, malgré la bonne volonté des Directeurs, était tellement restreint en comparaison des demandes qui m’ont été adressées, que je n’ai pas cru devoir l’accepter.
Veuillez agréer tous mes regrets, toutes mes excuses.
MASSENET. »
Les amis du grand musicien n’étant pas là pour le défendre, les « caïmans » embusqués dans les couloirs s’en donnèrent à cœur joie. L’œuvre fut jugée avec sévérité ou dédain, et tous les pontifes opinèrent du bonnet, en prédisant une existence éphémère, à cette « œuvrette ». Une fois encore, le public infirma le verdict de ces omnipotents et les renvoya tremper leur plume dans leur bile.
Pour se délasser, Massenet écrit une délicieuse petite partition sur un délicat livret de Georges Boyer, le Portrait de Manon.
Mais le Maître a horreur de composer à la suite deux partitions du même genre et au Portrait de Manon, succède la Navarraise.

 

Lucy Arbell, interprète du rôle de Thérèse — Musica, 1er Mars 1907 © Bibliothèque du Conservatoire de Genève

 
Compositeur nocturne
 
C’est la première des sept œuvres : Navarraise, Sapho, Cendrillon, Cigale, Chérubin, Don Quichotte et Roma pour lesquelles Massenet choisit un nouveau collaborateur, un certain Henri Cain, homme replet et constellé de défauts, mais pour lequel j’implore votre indulgence, car, malgré les mauvaises plaisanteries qu’il m’a faites durant toute mon existence, je ne puis oublier malgré tout, que je suis lié à lui par cinquante-quatre ans d’intimité.
Si vous saviez comme c’est commode de travailler avec Massenet… on n’a qu’à l’écouter. Il prend votre poème, il le met au point, vous demande tous les changements avant d’écrire les premières notes de sa partition et il vous convie quand le mot « Fin » est écrit sur le dernier feuillet.
Travailler avec Massenet, quelle joie, quel enseignement !
On doit tout au Maître, et quand il parle d’une œuvre, il semble n’avoir qu’un désir : s’effacer… pour tenter de faire briller son collaborateur… Mais le public, qui est fort intelligent, ne s’y trompe jamais.
Or savez-vous, à quelles heures du jour, ou plutôt du « petit jour » furent composés la plupart de ces magnifiques ouvrages ?... Entre trois heures et six heures du matin.
 
Les heures mystérieuses
 
En effet, été comme hiver, tandis que, chaudement pelotonnés dans les tiédeurs du lit, vous reposez délicieusement, il y a dans une chambre de Paris, un homme qui se lève, allume lui-même son feu… et voilà que, sous la clarté de la lampe, commencent pour Massenet les heures mystérieuses de son miraculeux travail. Alors, dans la pénombre de la haute pièce encore envahie de ténèbres, on entend des bruissements légers, toutes les héroïnes chantées par le génial compositeur viennent monter leur invisible garde autour de leur Maître adoré… Depuis Marie-Magdeleine jusqu’à Thérèse, elles
sont là, subtiles, attentives, éternellement jeunes…, et, quand Massenet se repose en fermant quelques instants les yeux, parfois l’une d’elles s’enhardit et, glissant dans la nuit, l’âme de Manon rôde furtive, et charmante près de « la petite table » sur laquelle
écrit Massenet. Parfois encore c’est la vision troublante de Thaïs qui vient le frôler de sa caresse, tandis que la forme légère de Cendrillon, la Pauvrette, transparaît dans les fumées bleues du foyer où la grosse bûche crépite et ronronne sa vieille chanson.
Croyez-moi, aimez éperdument le cœur adorable, l’âme charmante de ce Maître incomparable.
Ah ! quand on a le bonheur de collaborer avec lui, comme c’est simple de passer pour un homme ayant un peu de talent ! C’est toujours Massenet qui en a pour deux.
 
HENRI CAIN
 

(NB : Les intertitres ne figurent pas dans la publication de 1911)
 
(1) Des pièces que l’on avait pu entendre, par Marie-Nicole Lemieux, en juin 2024 au théâtre des Champs-Elysées dans le cadre du 11e Festival Palazzetto Bru Zane : www.concertclassic.com/article/gala-belle-epoque-de-lorchestre-de-chambre-de-paris-festival-palazzetto-bru-zane-2024-et

© Fonds d'Ollone 

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