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Le Ballet Julien Lestel au Théâtre libre [18 – 29 mars] – Petit panorama séduisant et messages divers

 

Dans la marée des chorégraphes contemporains plus ou moins attachants, le travail de Julien Lestel est assurément une onde discrète, mais vigoureuse, et qui permet de varier le regard. Basé à Marseille, le chorégraphe a fait une belle carrière d’interprète avant de créer en 2006 son petit groupe d’une dizaine de danseurs, qu’il anime avec passion et inventivité. S’il se dit grand admirateur, sinon héritier, d’une Pina Pausch pour sa dimension dramatique, d’un Kylian pour sa subtilité ou d’un Forsythe pour sa force gymnique, son langage à lui est bien autonome et montre sa diversité dans les deux programmes présentés à Paris du 18 au 29 mars.

 

Misatango © Isabelle Aubert
 
De Run à Ravel
 
Intitulé Run, le premier, sur diverses musiques, agite les corps et les âmes au rythme de nos folies contemporaines, habitées par la soif du vite plus que du bien. Puis le second se voue à la cause ibérique, avec Misatango (photo), messe populaire composée en 1996 par l’Argentin Martin Palmeri, où alternent jubilation et recueillement, avant de finir sur l’incontournable Bolero de Ravel, que Lestel fait marteler avec une expressivité convaincante. Fluidité, saccades, lyrisme aussi : un bon filon à saisir que ces spectacles.
 
Jacqueline Thuilleux
 

Paris, Théâtre libre (4 bd de Strasbourg – 75011). Run du 18 au 22 mars ; Misatango/Bolero du 25 au 29 mars 2026 // le-theatrelibre.fr/les-spectacles/

 
Photo © Isabelle Aubert

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