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  • C’est la fameuse Marche turque de Mozart que Célia Oneto Bensaid a choisie pour cette captation en confinement. Mais si tout commence normalement, très vite la swinguante impertinence de Fazil Say prend le dessus pour un résultat ... hautement vitaminé !

    On en raffole, comme de l’énergie et des couleurs que la pianiste montrait dans son très réussi premier disque en solo (Soupir), qui réunit Gershwin et Bernstein.

    Passionnée de mélodie et de musique de chambre, Célia Oneto Bensaid fait équipe depuis longtemps avec la soprano Marie-Laure Garnier ; leur duo a d’ailleurs remporté en 2017 le Prix de Mélodie au Concours Lili et Nadia Boulanger. Des pages signées Zemlinsky, Caplet et Schubert témoignent de leur belle entente (dans « Le promenoir des amants », récital collectif publié dans la série Orsay-Royaumont Live de B Records).

    Côté chambriste, la pianiste a pris part l’an dernier à un portrait de Camille Pépin, l’une des personnalités montantes de la scène contemporaine (#NoMadMusic).

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    Musique en confinement

     

    28 Avril 2020
  • En remerciement de l’hospitalité et de la générosité de Werner Reinhart, mécène et clarinettiste amateur, qui accueillit Stravinski en Suisse pendant la Grande Guerre, le musicien russe lui dédié ses Trois Pièces pour clarinette seule (1919).

    Membre de l’orchestre Les Siècles, Christian Laborie interprète en confinement les nos 2 et 3 sur des clarinettes françaises système Boehm du début du XXe siècle : une clarinette en la Jérôme Thibouville Lamy de 1911 pour la 2ème Pièce et clarinette en si bémol Eugène Bercioux (vers 1905) pour la 3ème. Point déterminant, le bec est un bec en ébène, réalisé par Riccardo von Vittorelli, copie d’un bec Buffet Crampon début XXe.

     
    Musique en confinement
    27 Avril 2020
  • Confiné ? Sans doute, mais Adrien La Marca se met en quatre pour interpréter Oblivion, une musique écrite en 1984 par le compositeur argentin pour « Henri IV, le roi fou », film de Marco Bellocchio.

    Reste que l’actualité discographique se situe du côté de la musique anglaise pour l’altiste. Après un admirable récital «English delight », construit autour de la rare Sonate de Rebecca Clarke (1 CD La Dolce Volta / LDV 22), La Marca emporte et illumine un autre chef-d’œuvre méconnu d’outre-Manche, le Concerto pour alto et orchestre (1928, rév. 1961) de William Walton, avec la complicité de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège conduit par Christian Arming. Une interprétation pleine de souffle et de relief, dont l’intensité narrative n’est que renforcée par la présence sur le même disque du très cinématographique On the Reel, du jeune compositeur belge Gwenaël Mario Grisi, et d’arrangements de Roméo et Juliette de Prokofiev. « Heroes » : un titre on ne peut mieux trouvé pour un disque qui parle singulièrement à l’imagination ! (1CD LDV 75)

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    La Dolce Volta

    Musique en confinement

    24 Avril 2020
  • La musique Franz Schubert a toujours été chère au cœur de Ferenc Vizi qui, il y a une quinzaine d’années déjà, a enregistré une belle Wanderer Fantaisie et des lieder transcrits par Liszt (1CD Satirino). Le pianiste interprète l’Impromptu en fa mineur op. 142 n°4, dernier numéro d’un recueil écrit à la toute fin de l’année 1827. Notée allegro scherzando, la pièce, par ses contrastes et ses développements inattendus – restitués avec beaucoup de vitalité ici – traduit parfaitement l’esprit libre et le goût de la fantaisie inhérents à l’ «impromptu ». 

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    20 Avril 2020
  • « Dans les mœurs, comme dans l'esprit, il tenait beaucoup du naturel simple et naïf de La Fontaine », disait Marmontel du chansonnier Charles-François Panard (1689-1765). En 1733, il écrivit Les Merveilles de l’Opéra, chanson parodique qui moque la tragédie lyrique. Ingrid Perruche la chante sur l'invitation des Lunaisiens qui proposent pendant tout le confinement à leurs amis musiciens (chanteurs et instrumentistes) d'interpréter une chanson baroque française du XVII ou XVIIIe siècle du répertoire des Lunaisiens. Ce cycle de vidéos (partagé par le CMBV #baroquecheznous) est disponible sur la page Facebook des Lunaisiens, où Arnaud Marzorati propose par ailleurs pendant tout le confinement une petite chronique sur la riche histoire de la chanson.

    Plus d’infos sur les Lunaisiens

    Page Facebook des Lunaisiens

    Plus d’infos sur Ingrid Perruche

    Musique en confinement

     

    20 Avril 2020
  • Musicologue, grand spécialiste de Sweelinck, Bernhard van den Sigtenhorst Meyer (1888-1953) se consacra aussi à la composition. L’artiste néerlandais a beaucoup écrit pour le piano, mais il a aussi signé en 1930 une Sonatine pour hautbois solo dont le Moderato est ici interprété par Hélène Mourot, membre de l’orchestre Les Siècles.

    Plus d’infos sur Les Siècles
    Hélène Mourot et son hautbois datant de l'orchestre berliozien

    Musique en confinement

     

    20 Avril 2020
  • Hélène Mourot nous parle du hautbois d'époque avec lequelle elle interprète Berlioz.
    Voir les autres épisodes de l'orchestre berliozien
     

    20 Avril 2020
  • Musique en famille pour Arnaud Marzorati ; c’est accompagné par sa fille Pernelle à la harpe que le baryton interprète Notre Globe, chanson d’un de ses auteurs de prédilection : Pierre-Jean de Béranger (1780-1857). Au sujet cette pièce (publiée en 1866 par Perrotin, mais vraisemblablement écrite vers 1837), le chanteur note : « elle est assez en écho avec nos interrogations sur le devenir du monde et parle de Cuvier et de Buffon, plaçant l'homme dans une logique presque darwinienne. Béranger est dans l'esprit évolutionniste des saint-simoniens et des fouriéristes de l'époque. »

    Rappelons qu’Arnaud Marzorati a enregistré (avec Yves Rechsteiner, harmonium et Freddy Eichelberger, pianino Pleyel) une anthologie Béranger (« Le Pape musulman & autre chansons » - 1CD Alpha) où figure Notre Globe.

    Plus d’infos sur Arnaud Marzorati et l’ensemble Les Lunaisiens

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    15 Avril 2020
  • Robin Pharo (viole de gambe), interprète De Machy : Prélude en sol mineur pour viole de gambe seule et Sainte-Colombe : Les Pleurs (arrgt R. Pharo)

    Voyage dans le XVIIe siècle français avec Robin Pharo, qui enchaîne le Prélude en sol mineur du Sieur De Machy, tiré d’un recueil de Pièces de Violle édité à Paris en 1685 et Les Pleurs de Monsieur de Sainte-Colombe le Père. Cette dernière page provient du Tombeau des regrets, ouvrage appartenant aux Concerts à deux violes égales (Concert XLIV) ; on la découvre ici dans l’arrangement pour viole seule de Robin Pharo.

    Parmi les réalisations discographiques du gambiste, rappelons un très bel album Charles Dollé (« L’Anonyme parisien », ParatyDisque de la Semaine de Concertclassic), mais aussi un programme elisabéthain bâti autour de la figure du méconnu Robert Jones avec l’ensemble Près de votre oreille : 

    Portrait de Robin Pharo

    Plus d’infos sur Robin Pharo

    Musique en confinement

    15 Avril 2020
  • La création schumanienne est faite de contrastes ! C’est en 1838,  parallèlement aux Kreisleriana, partition hantée et cyclothymique, que le compositeur allemand écrivit ses Scènes d’enfants op. 15. « Des regards jetés en arrière par un homme qui prend de l’âge », a-t-il confié plus tard d’un cycle à ranger parmi les plus poétiques réalisations pianistiques de l’époque romantique. Parmi les treize morceaux du cycle, le n°7 Traumerei (Rêverie) est sans nul doute le plus fameux. Une musique d’une magique simplicité, face laquelle, disait Alban Berg, on ne peut que « s’écrier : ”Comme c’est beau ! ” » 

    Remarquée pour un très bel album « Impressions 1905 » (Ravel, Debussy & Albéniz - Paraty) (Disque de la Semaine de Concertclassic), Fanny Azzuro prépare une intégrale des Préludes de Serge Rachmaninov.

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    Musique en confinement

     

    14 Avril 2020
  • Le séjour de Bach à la cour de Köthen (de la fin 1717 à avril 1723) fait figure d’âge d’or pour la musique instrumentale. C’est selon toute vraisemblance vers 1722 qu’il écrivit son unique ouvrage pour flûte solo : la Partita en la mineur.
    Transcripteur très actif, d’auteurs italiens en particulier, Bach aura ensuite été beaucoup arrangé, pour piano en particulier, au XIXe et au début du XXe siècle (par Liszt et Busoni entre autres). Plus près de nous, Gustav Leonhardt n’a pas résisté au plaisir d’adapter pour le clavecin la fluide Allemande introductive du BWV 1013, qu’Olivier Fortin nous offre de son confinement bourguignon.

    Parmi les derniers enregistrements d’Olivier Fortin (chez Alpha Classics), rappelons une belle anthologie François Couperin et un original et dépaysant programme Routes du café, avec les voix de Hana Blazikova, Reinoud Van Mechelen, Lisandro Abadie et l’ensemble Masques. Toujours au côté de celui-ci, l'interprète a récemment signé un programme de concertos à deux clavecins de Bach (BWV 1060, 1061 et 1062) et Pergolesi avec la complicité de son collègue Emmanuel Frankenberg.

    Plus d’infos sur Olivier Fortin et l’Ensemble Masques

    Musique en confinement

    12 Avril 2020
  • Jean-Sébastien Bach (1685-1750) mourut en laissant inachevé son Art de la Fugue, partition  mystérieuse – et œuvre ouverte que l’auteur ne destine expressément à aucun instrument ou formation – et c’est l’un de ses plus géniaux fils musiciens, Carl Philipp Emanuel, qui se chargea de la première édition en 1751.
    Kenneth Weiss interprète le Contrepoint 1, duquel procède la totalité du BWV 1080. « La grandeur est la plan naturel de Bach, sa dimension ordinaire », écrivait André Suarès ...
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    08 Avril 2020

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