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​L’Orchestre Consuelo à la Cité de la Musique [8 nov .] – Un Liszt méconnu

 
Du 6 au 8 octobre, la Philharmonie de Paris célèbre George Sand au cours d’un week-end thématique inspiré par les relations de l’auteur de la Mare au diable avec la vie musicale de son temps. Avec Frédéric Chopin évidemment, mais aussi Franz Liszt – rencontré dès 1934 et chez qui la relation avec le Polonais se noua deux ans plus tard – ou encore avec celle que l’on désigne parfois comme la « Callas du XIXe siècle », Pauline Viardot.
 
D’un roman à un orchestre

 
Célébrer George Sand en musique ? La présence de l’Orchestre Consuelo allait de soi. C’est en effet en référence au roman éponyme de Sand et à son héroïne, orpheline à la voix exceptionnelle et à l’âme pure, que Victor Julien-Laferrière (photo) a choisi le nom de sa formation. Une aventure lancée en 2021, qui se poursuit faisant une large place à la musique du siècle romantique.

 

© François Le Guen

Retrouvailles dans le 1er Concerto
 
Programme entièrement lisztien que celui proposé le 8 novembre, intitulé « Liszt, confidences et passions ». Célèbre et méconnu : la formule est usée jusqu’à la corde mais s’applique parfaitement au compositeur que l’on entendra à la Cité de la musique. Bien que la pièce, chère jadis aux matinées des associations symphoniques, ne soit plus aussi souvent programmée, le poème symphonique inspiré de Lamartine Les Préludes n’a plus a être présenté. Pas plus que le Concerto pour piano n°1, parmi les plus les plus fameux du répertoire romantique. Victor Julien-Laferrière y retrouvera Jean-Frédéric Neuburger, avec lequel il faisait équipe le 11 juillet dernier, en ouverture du Festival de Saintes, à la tête du Jeune Orchestre de l’Abbaye.

Le combat entre Lucifer et les cloches de Strasbourg
 
Liszt méconnu ? À la seconde partie de concert reviendra de présenter des pages rares du compositeur, à commencer par Tasso, Lamento e Trionfo, deuxième dans la chronologie de la douzaine de poèmes symphonique qu’il a signés. Une splendide partition (de 1849) écrite pour le centenaire de la naissance Goethe, que l’on ne saurait accuser d’encombrer les programme. Reste que la vraie curiosité du concert tient aux deux pièces chorales que l’on découvrira immédiatement après l’entracte. L’ensemble La Sportelle (dir. Liochka Massabie – un disciple de Lionel Sow et Alain Altinoglu) sera en effet au rendez-vous pour interpréter le très bel Ave verum corpus (brève pièce pour chœur mixte de 1871) et la cantate pour deux solistes, chœur et orchestre Les Cloches de cathédrale de Salzbourg (Die Glocken des Strassburger Münsters).

 

L'ensemble La Sportelle © ensemblelasportelle.com

 
Emprunt wagnérien

 
Ecrite entre 1869 et 1874, cette dernière s’inspire de l’écrivain américain Henry Longfellow (que Liszt découvrit par l’intermédiaire de la princesse Sayn-Wittgenstein) et décrit le combat de la cathédrale de la capitale alsacienne avec Lucifer et sa cohorte infernale, finalement vaincus par le son des cloches consacrées. Une partition que Janos Ferencsik avait enregistrée chez Hungaroton il y a un demi-siècle, tandis que, bien plus près de nous, Martin Haselböck en a signé une belle version en 2021 (Aparté).
On notera enfin que la cantate de Liszt a fait l’objet d’un emprunt par un certain Richard Wagner. Ses premières notes sont en effet devenues celles ... du Prélude de Parsifal !
 
Alain Cochard
 

Orchestre Consuelo, dir. Victor Julien Laferrière ; Jean-Frédéric Neuburger, piano ; ensemble La Sportelle, dir. Liochka Massabie
Œuvres de Franz Liszt
8 novembre 2026 – 16h
Paris – Cité de la musique (salle des concerts)

philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/29224-liszt-confidences-et-passions?itemId=145549
 

Photo © Jean-Baptiste Millot

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