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​Rentrée de l’Orchestre national du Capitole Toulouse – De la musique plein les yeux

 
N’en déplaise à quelques snobs, la musique de film constitue un formidable moyen d’accès au monde de l’orchestre symphonique et les programmateurs auraient bien tort de faire l’impasse sur elle. On l’a bien compris à l’Orchestre national du Capitole où, l’an passé, un concert Star Wars avait remporté un considérable succès.
 
L’Empire contre-attaque

 
La phalange occitane renouvelle l’expérience en ouverture de saison 2026-2027 avec « L’Empire contre-attaque ». À la baguette en 2025, le Néerlandais Ernst van Tiel (photo), remarquable chef – ancien assistant de Gergiev au Mariinsky – d’un éclectisme peu commun, retrouvera les musiciens toulousains, le 24 septembre au Zénith, pour un ciné-concert qui promet de faire sonner la partition de John Williams avec tout le relief requis.
 
Tarmo Peltokoski, directeur musical de l'ONCT © Romain Alcaraz

 
De l’Arctique au monde des Mille et Une Nuits

 
L’ONCT a franchement décidé de mettre de la musique plein les yeux à son public puisque dès le 1er octobre à la Halle aux grains, il retrouvra le directeur musical, Tarmo Peltokoski, dans un programme particulièrement évocateur réunissant le concerto Cantus Articus, célèbre et hypnotique partition pour oiseaux et orchestre de Rautavaara, le concerto pour violon Distant Light de Peteris Vasks, sous l’archet de Daniel Lozakovich, et la Suite (version 1945) de L’Oiseau de feu d’Igor Stravinski.

 

Lio Kuokman © Tat Keng Tey 

Une semaine plus tard, la phalange changera complètement d’univers avec Lio Kuokman (né en 1981), chef originaire de Macao qui confirme toujours plus les espoirs que l’on plaçait en lui lorsqu’il remporta le 2Prix (1er prix non décerné), le Prix du Public et le Prix de l’Orchestre du 3Concours Svetlanov à Paris en 2014. Un programmé coloré l’attend à Toulouse le 8 octobre avec Grand Bazaar, rhapsodie pour orchestre virtuose et bigarrée de Fazil Zay dont sa baguette promet d’exciter les rythmes et d’aviver les timbres. On lui fait tout autant confiance pour la célèbre Shéhérazade de Rimski-Korsakov placée en seconde partie de soirée. Entre ces deux pièces dépaysantes, on trouvera une atmosphère plus européenne avec la rare Burlesque de Richard Strauss. Une compositon née de la plume d’un jeune auteur de 21 ans dont une interprétation particulièrement excitante s’annonce puisque les doigts virtuoses du grand Nelson Goerner s’en empareront. Rien moins que ça.
 
Alain Cochard

 

Saison 2026- 2027 de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse : onct.toulouse.fr/agenda/
 
 
Photo © Ernst van Tiel

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