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Ouverture de la Saison 2026-2027 de l’Orchestre national de Lyon – Une roborative entrée en matière

 
À Lyon comme partout, l’heure de la rentrée sonne et c’est avec deux fameuses partitions, deux œuvres-mondes du dernier siècle, l’une née presque exactement avec lui, la 5Symphonie (1901) de Gustav Mahler, l’autre entre 1946 et 1948, la Turangalîlâ-Symphonie, que Nikolaj Szeps-Znaider (photo) et l’Orchestre national de Lyon ouvrent leur nouvelle saison.
 

Pierre Thibout © Fred Mortagne

 
Messiaen en famille

 
Ils commenceront par Messiaen et ce de façon assez originale. Les orchestres ont en effet l'habitude d’inviter un pianiste pour tenir la partie de clavier de la monumentale partition du Français. Il n’en sera rien le 17 septembre à l’Auditorium de Lyon puisque c’est en famille, si l’on peut dire, que la Turangalîlâ sera donnée. Le directeur musical a effet décidé de faire appel à Pierre Thibout, le pianiste de l’ONP, pour un unique concert au cours duquel la partie d’ondes Martenot sera quant à elle tenue par Cécile Lartigau, familière de l’ouvrage puisqu’elle l’a enregistré avec le Symphonique de Boston et Andris Nelsons (pour DG).

 
Prélude elgarien
 

Huit jours plus tard se présenteront deux occasions (25 & 26 sept.) d’entendre la 5Mahler. Nul besoin de s’attarder sur cette partition fameuse entre toutes, qui, outre le bonheur qu’elle procurera à un public, nombreux à n’en pas douter, rendra service à une œuvre rare de la musique anglaise que d’aucuns découvriront sans doute là : les Sea Pictures d’Edward Elgar, splendide cycle de cinq mélodies que la mezzo écossaise Catriona Morison interprétera en prélude au Mahler.

 

Simone Young © Sandra Steh

 
Simone Young des deux côtés du Rhin

 
Après cette roborative entrée en matière sous la baguette du directeur musical, on découvrira vite le premier chef invité de la saison, un grande cheffe états-unienne en l’occurrence, Simone Young, pour deux programmes aussi différents qu’alléchants. Un 100 % français d’abord (1 & 2 octobre) réunissant la Pavane de Ravel, le 1er Concerto pour violoncelle de Saint-Saëns sous l’archet de Gautier Capuçon, La Mer de Debussy et la 2Suite de Daphnis et Chloé.

 

Cédric Tiberghien © Ben Ealovega

 
Deux rarissimes Schumann par Cédric Tiberghien

 
Une semaine plus tard (8 & 10 octobre), la cheffe passera de l’autre côté du Rhin avec Beethoven et Schumann. Outre l’inoxydable « Pastorale », on aura le bonheur d’entendre deux magnifiques pièces concertantes, très rarement programmées, de l’auteur des Kreisleriana : le Konzertstück en sol majeur op. 92 et l’Introduction et Allegro de concert en ré mineur op. 134 sous les doigts d’un de nos plus grands pianistes : Cédric Tiberghien.
Et puisque l’année Beethoven approche, rappelons que l'interprète a achevé en juin dernier une intégrale des variations du compositeur allemand (chez Harmonia Mundi), mises en perspectives de très originale façon avec des ouvrages d’autres auteurs, du baroque à la musique d’aujourd’hui. (1)
 
Alain Cochard
 

 
(1) Lire l’interview de Cédric Tiberghien : www.concertclassic.com/article/une-interview-de-cedric-tiberghien-festival-de-la-grange-de-meslay-6-juin-le-projet-qui-se
 
 
 Saison 2026-2027 de l’Orchestre national de Lyon : www.auditorium-lyon.com/fr

 
Photo © Julien Benhamou

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