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​Lille Piano(s) Festival 2026 [12-14 juin] – N’oubliez pas l’orgue !

 
 
La grande fête du piano lilloise est de retour pour sa 23e édition. Du 12 au 14 juin, l’instrument est à l’honneur – sous les doigts d’artistes célèbres ou de nouveaux talents à découvrir – dans ce qu’il est convenu d’appeler de manière très globale le répertoire « classique », du baroque au contemporain, mais aussi en jazz, musique du monde, ou pour l’accompagnement de films. Reste que, par-delà le piano, ce sont plus largement les claviers qui sont mis à l’honneur ; le piano « à bretelles » évidemment, mais il ne faudrait pas oublier la belle place réservée à l’orgue avec trois rendez-vous particulièrement attirants à la cathédrale Notre-Dame de la Treille. 

 
« Eternelle Notre-Dame »
 
Si l’orgue de chœur de Notre-Dame de la Treille est signé Cavaillé-Coll, le grand orgue y est de facture plus récente puisqu’il s’agit du Danion-Gonzalez (inauguré en 1967) du Studio 104 de Radio France, transféré en 2007-2008 à Lille où il fut inauguré en juin 2008 par Winfried Bönig et Jean Guillou.
Premier dans la liste des concerts du Festival (12 juin, 19h30), Vincent Dubois (photo), l’un des co-titulaires de Notre Dame de Paris signe un programme : « Eternelle Notre Dame ». Avec des pages de Bach, Franck, Vierne, Rachmaninov, Ravel et Escaich, l’une des grandes figures de l’orgue français – l’interprète étant aussi demandé que le pédagogue – invite à une heure de musique synonyme de relief et d'éclat.

 

Risa Toho © DR

 
Le 1er Prix du Concours d’orgue de Prague 2025
 
Comme toujours ouvert aux lauréat(e)s de grands concours internationaux, le Lille Piano(s) Festival fait place à l’une d’entre elles dans le domaine de l’orgue (13 juin, 19h30). Avec Risa Toho, on aura affaire à rien moins que le 1er Prix du Concours international de Prague qui, le 22 novembre dernier, a placé la jeune japonaise en tête de son palmarès. On sera particulièrement curieux d’un récital où, après le Prélude et fugue BWV 552 de Bach et le Carillon de l’Etatsunien Leo Sowerby (1895-1968), elle interprétera l’une des grandes réalisations pour orgue de la période romantique : le Sonate en ut mineur de Julius Reubke (1834-1858), élève de Liszt précocement emporté par la tuberculose.

 

Brahayan Cesin & Denis Comtet

 
Trompette et orgue

 
Ceux qui ont l’âge de s’en souvenir savent combien Maurice André et Marie-Claire Alain ont en leur temps contribué à faire du trompette et orgue un genre particulièrement populaire. Il figure parmi les éclectiques propositions du Piano(s) Festival grâce Brahayan Cesin, trompette solo de l’Orchestre national de Lille, que l’on trouvera au côté de Denis Comtet (14 juin, 17h30) pour des pages fameuses de Marcello, Bach-Vivaldi et Fauré. Mais les interprètes ont aussi retenu une pièce plus rare : le Concerto pour trompette op. 18 de l’Allemand Oskar Böhme – qui termina son existence en URSS en 1938, à 68 ans, fusillé en raison de ses origines germaniques. Quant à la conclusion du concert, elle reviendra à Thierry Escaich dont Brahayan et Comtet on retenu la Tanz Fantaisie, pièce de 1997, originellement pour trompette et piano, adaptée pour orgue trois ans plus tard.

 

Thierry Escaich à l'issue de la création de son Te Deum à Notre-Dame de Paris en juin 2025 © D. Guedez-L. Hoarau
 
 
Le Te Deum de Thierry Escaich à Musica Sacra
 

La musique de Thierry Escaich sera à nouveau présente à Lille une dizaine de jours après le Piano(s) Festival, toujours grâce à l’Orchestre national de Lille. A l’occasion de son cinquantenaire, ce dernier a effet lancé le projet Musica Sacra, qui se donne pour mission de faire résonner de la musique sacrée contemporaine dans les Hauts-de-France. La création du Te Deum de Thierry Escaich en juin 2025 à Notre-Dame de Paris, sous la baguette d’Alain Altinoglu, a on s’en souvient été particulièrement bien accueillie.(1) La reprise de cette partition à Musica Sacra se traduit par une belle mobilisation collective des forces chorales de la région pour une série de trois concerts de l’OnL, sous la direction de la Franco-britannique Stephanie Childress, avec le compositeur à l’orgue. Lille (24 juin, cathédrale de la Treille) aura la primeur d’un Te Deum, que l’on pourra entendre le lendemain à Notre-Dame d’Amiens et le 26 au Théâtre Impérial de Compiègne.

 
Alain Cochard
 

 
(1) www.concertclassic.com/article/creation-mondiale-du-te-deum-pour-notre-dame-de-thierry-escaich-pour-la-cathedrale-miraculee
 
 

 
Lille Piano(s) Festival, du 12 au 14 juin 2026 : www.lillepianosfestival.fr/2026/
 
Orgue à Notre-Dame de la Treille (Place Gilleson)
 
- Vincent Dubois / 12 juin (19h30) : www.lillepianosfestival.fr/2026/vendredi_12_juin/p02/
 
- Risa Toho / 13 juin (19h30) : www.lillepianosfestival.fr/2026/samedi_13_juin/p19/
 
- Brahayan Cesin et Denis Comtet / 14 juin (17h30) : www.lillepianosfestival.fr/2026/dimanche_14_juin/p37/
 
 
Te Deum de Thierry Escaich / Musica Sacra

Lille, 24 juin ( Notre-Dame de la Treille) ; Amiens, 25 juin (Notre-Dame) ; Compiègne, 26 juin (Théâtre Impérial) :

onlille.com/choisir-un-concert/categories/musica-sacra-lille
 
Photo © DR

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