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​La Cenerentola à l’Opéra de Dijon [4-10 nov.] – Rossini en quête de magie

 
 
 
Après Bizet et ses Pêcheurs de perles en mars 2025, Mirabelle Ordinaire retrouve l’Opéra de Dijon pour la première production scénique de la saison 2026-2027 : La Cenerentola de Rossini. La metteuse en scène, dont le public parisien avait pu apprécier diverses productions à l’Amphithéâtre Bastille à la fin de la décennie 2010, mène désormais une carrière entre le Vieux Continent et New York, où elle fait partie de l’équipe des Stage Directors du Metropolitan Opera.

 

Mirabelle Ordinaire © DR

 
Contre la rationalisation du conte

« Quand ma sœur Philippine, la scénographe du spectacle, et moi avons réalisé à quel point Rossini avait essayé de rationaliser le conte et d’en minimiser l’aspect magique, notre première réaction a été un mélange de déception et de frustration, avoue Mirabelle Ordinaire. » En réaction contre cette rationalisation, cette dernière a justement cherché à retrouver de la magie avec une scénographie où les miroirs occupent une place centrale et une mise en scène qui montre les personnages démêlant les fils de leur identité, tandis que six danseurs acrobates forment le double de chacun des protagonistes.

 

Nil Venditti © David Winn

Une rossinienne consommée dans le rôle-titre

Montée en coproduction avec l’Opéra national du Rhin, la Cenerentola dijonnaise tient l’affiche pour quatre représentations du 4 au 10 novembre. Une perspective d’autant plus alléchante que la distribution permettra d'entendre la mezzo Marine Chagnon (photo, révélation lyrique des Victoires de la Musique 2023) dans le rôle-titre Autant dire qu’il sera servie par une rossinienne consommée, que l’on a eu l’occasion d’applaudir en Lucilla lors de l’irrésistible Scala di seta de l’Académie de l’Opéra de Paris à l’Athénée en avril-mai 2023, mais aussi, puisque l’artiste sait se montrer très éclectique, dans les Demoiselles de Rochefort, fin 2025-début 2026 au Lido. Cette prometteuse Angelina, sera entourée d’Axelle Saint-Cirel (Tisbe) et Fanny Soyer (Clorinda). Côtés messieurs, on trouvera Krzysztof Lachman en Don Ramiro, Mikhail Timoshenko – choix luxueux ! – en Dandini et Valerio Morelli pour Alidoro.
A la tête de l'Orchestre Dijon Bourgogne, l’Italo-turque Nil Venditti (née en 1995), jeune cheffe en pleine ascension, aura pour mission de faire pétiller la musique de Rossini.

 

Le Quatuor Zaïde entame son intégrale Beethoven le 16 décembre à l'Auditorium © quatuorzaide.com

 
Symphonique, musique de chambre, danse

Une première production scénique plus que tentante donc à l’orée d’une saison dijonnaise 2026-2027 qui, d’ici à l’Ariane à Naxos programmée en février prochain, multiplie les propositions dans des domaines très variés : le « tango operita » de Piazzolla María de Buenos Aires (mis en espace pour une unique date, le 18 nov.) ou le symphonique avec l’Orchestre Français des Jeunes dans un magnifique programme Tüür, Elgar, Strauss, avec Kriistina Poska et Edgar Moreau (6 déc.) ou l’Orchestre Victor Hugo, associé au Chœur de l’Opéra de Dijon, sous la conduite de Jean-François Verdier (22 déc). La musique de chambre est présente aussi avec Viktoria Mullova et Alassair Beatson, qui entament une intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven ( 15 déc.), tandis que le Quatuor Zaïde se lance dans celle de ses quatuors(16 déc.). Et l’on n’oubliera pas la danse avec la venue du Ballet de l’Opéra de Lyon pour deux soirées (9 & 11 déc.).
 
Alain Cochard
 

Rossini : La Cenerentola
Les 4, 6, 8 & 10 novembre 2026
Dijon – Auditorium
opera-dijon.fr/

Photo © harrisonparrot.com 

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