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Rentrée de l’Orchestre de chambre de Paris – Sous le signe du classicisme viennois

 

 
Après un détour par le Parc floral de Paris, pour un concert Mozart-Haydn dans le cadre du festival Classique au Vert le 5 septembre, sous la direction du Belge Karel Deseure, avec Eva Zavaro en soliste (du 5Concerto pour violon KV 219), l’Orchestre de chambre de Paris poursuit sur sa lancée et offre un début de saison tout entier sous le signe du classicisme viennois. Symphonie n° 102 et Symphonie n° 2 : entre le presque terme de l’approfondissement de la forme symphonique par Haydn et les débuts d’un Beethoven qui s’apprêtait à révolutionner l’histoire de la musique, le programme avec lequel Hengelbrock (photo) et ses troupes font leur rentrée, le 12 septembre à la Cité de la musique, s’annonce passionnant. On sait combien le directeur musical excelle dans ce répertoire, avec vitalité et intelligence stylistique

Gounod sous influence beethovénienne
 
On associe avant tout, et plus que légitimement, Charles Gounod à la musique vocale mais, bien qu’elle tienne en seulement trois partitions (1), la production symphonique du Français ne doit pas être négligée. Entre 1853 et 1855, le compositeur élabora deux ouvrages influencés par le classicisme viennois. Si la 1ère Symphonie regarde nettement vers Haydn, la 2e, en mi bémol majeur – créée sous la baguette de Pasdeloup en 1856 – montre l’empreinte de Beethoven.
Excellent choix que cette pièce pleine d’énergie et de lumière pour ouvrir le second programme de rentrée que Hengelbrock dirigera le 13 septembre, au même endroit que la veille, ce d’autant qu’elle précédera la 7Symphonie de Beethoven. Une « Apothéose de la danse » sur laquelle il n’est point nécessaire d’insister.

 

Tabita Berglund, le 19 septembre à La Seine Musicale © Marco Borggreve

 
Une baguette venue nord 
 
L’OCP n’en aura toutefois pas encore fini avec les compositeurs viennois : un programme tout Mozart l’attend à la Seine Musicale, le 19 septembre, sous la baguette de Tabita Berglund (née en 1989, sans lien de parenté avec feu Paavo Berglund). Remarquée lors de sa venue à l’Orchestre national de Lyon en mars 2025, la jeune cheffe norvégienne s’emparera ici des trois dernières symphonies de Mozart. Une approche aussi originale que tonique de cette fameuse trilogie s’annonce.
 
 
En musique de chambre aussi

 
Rentrée décidément classique jusqu’au bout que celle de l’OCP, même dans sa programmation de musique de chambre. Olivia Hughes, Suzanne Durant-Rivière (violons), Claire Parruitte (alto) et Benoît Grenet (violoncelle) ont en effet imaginé un programme Mozart (Quatuor KV 387) et Haydn (Quatuor op. 33/4) à déguster le 3 octobre lors d’un concert de l’après-midi (15h) à la salle Cortot.
 
Alain Cochard

 

(1) Aux deux symphonies de 1853-1855, s’ajoute la merveilleuse Petite Symphonie de chambre pour vents de 1885.
 
Saison 2026-2027 de l’Orchestre de chambre de Paris :
www.orchestredechambredeparis.com/
 

 

Photo Thomas Hengelbrock © Mina Esfandiari

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