Une œuvre ambitieuse et inspirée…
Des cordes par dizaines, 5 flûtes, 4 hautbois, 5 clarinettes, 4 bassons, 4 cors, 3 trompettes, 1 tuba, des percussions contenant des timbales mais aussi des cloches graves et même un glockenspiel, un carillon au timbre magique. Composée durant l’été 1909 à Toblach, la Neuvième de Mahler fait appel à un orchestre symphonique conséquent qui nous fait entrevoir tout le talent de l’un des plus grands symphonistes du siècle dernier.
… et qui inspire !
Sa symphonie structurée de manière originale en deux vastes mouvements a fait couler beaucoup d’encres. Le compositeur Alban Berg ne cache pas son admiration devant l’imagination et le talent d’orchestrateur de Mahler : « Une fois encore j’ai parcouru la partition de la Neuvième de Mahler : le premier mouvement est ce que Mahler a fait de plus extraordinaire. J’y vois l’expression d’un amour exceptionnel pour cette terre, le désir d’y vivre en paix, d’y jouir pleinement des ressources de la nature – avant d’être surpris par la mort ! »
Grand mélomane, l’écrivain Éric-Emmanuel Schmitt nous invite à son tour à sa propre écoute de l’œuvre en lisant sur scène, aux côtés des musiciens, un texte inédit inspiré par la personnalité atypique de Mahler, sa vie tragique et sa Neuvième Symphonie aussi vaste et dense que le monde.