Agenda

LA CHAMBRE MUSICALE - CONCERT D'INAUGURATION

Futurs concerts
Distribution : 
Karine Deshayes, mezzo-soprano
Trio Wanderer, trio avec piano
Programme : 
Franz Schubert – Trio pour piano, violon et violoncelle n° 2 en mi bémol majeur, op. 100 – 1er mouvement
Franz Schubert – Lieder : Ganymed D 544, Nacht und Träume D 827, Lied der Mignon D 877, An Silvia D 891
Franz Schubert – Notturno pour piano, violon et violoncelle, D 897 (Adagio)
Jean Wiener – La Fleur du pommier et La Renoncule (Chantefleurs)
Ernest Chausson – Trio pour piano, violon et violoncelle, op. 3 – 1er mouvement
Camille Saint-Saëns – Violons dans le soir pour mezzo-soprano, piano et violon
Mel Bonis – Élève-toi, mon âme, op. 22, pour mezzo-soprano, piano et violon
Hector Berlioz – La Captive, op. 12, pour mezzo-soprano, piano, violon et violoncelle
Jules Massenet – Élégie n°1, pour mezzo-soprano, piano, violon et violoncelle
Tags : 
Infos complémentaires : 
Pour inaugurer la Chambre Musicale de Paris, ce premier concert propose un parcours au cœur de l’intime, là où la musique devient à la fois souffle, parole et résonance.
Autour de Karine Deshayes et du Trio Wanderer, le programme met en regard deux univers étroitement liés par leur attention au texte et à l’expression : celui de Franz Schubert et celui de la mélodie française. Du lyrisme ample du Trio op. 100 aux lignes suspendues du Notturno, des élans de Ganymed aux tensions dramatiques de Gretchen am Spinnrade, Schubert explore différentes manières de faire dialoguer la voix et les instruments, du chant le plus direct aux formes plus méditatives.
Ce dialogue trouve un écho dans la seconde partie, consacrée à la mélodie française, de Chausson à Berlioz, en passant par Saint-Saëns, Bonis, Wiener et Massenet. Chaque œuvre y construit un équilibre singulier entre ligne vocale, couleur instrumentale et clarté du texte, dans une esthétique où la musique éclaire et prolonge la parole.
La présence de Jean Wiener inscrit ce programme dans une histoire plus large. Lors de l’inauguration du Studio Raspail — alors nommé Raspail 216 — le 18 septembre 1934, il est associé à son lancement artistique, dans un contexte où la salle se conçoit comme un point de rencontre entre concert, théâtre et cinéma. Pianiste et compositeur, Wiener est aussi une figure centrale de la vie musicale parisienne de l’entre-deux-guerres, engagé dans des lieux comme le Le Bœuf sur le Toit, où se croisent musiciens, écrivains et artistes autour d’une pratique décloisonnée de la création.
Sans chercher à reconstituer une époque, ce concert de lancement s’inscrit dans cette filiation : celle d’un projet attentif aux circulations entre répertoires, aux liens entre texte et musique, et à une écoute partagée entre artistes et public.
Un premier rendez-vous qui affirme l’identité de la Chambre Musicale de Paris : un cadre dédié à la musique de chambre dans toute sa richesse expressive.