Agenda
Cassandra Miller, György Kurtág, Maurice Ravel
Futurs concerts
Distribution :
Orchestre Philharmonique de Radio France
Matthias Pintscher, direction
Pierre-Laurent Aimard, piano
Matthias Pintscher, direction
Pierre-Laurent Aimard, piano
Programme :
György Kurtág, STHLH (Stèle) (1994)
György Kurtág, sélection de 6 pièces tirées de Játékok et 5 pièces de Concerto pour la main gauche (1973-)
Maurice Ravel, Concerto pour la main gauche (1929-1930)
Cassandra Miller, Dad Goes to the Mountain (2026), commande de Brussels Philharmonic, de la BBC Radio 3, de l’Orchestre symphonique de Montréal, de l’Auditori Barcelona, de Radio France et du Festival d’Automne à Paris. Première française.
Maurice Ravel, Ma Mère l’Oye: 5 pièces enfantines (Suite) (1908-1910)
György Kurtág, sélection de 6 pièces tirées de Játékok et 5 pièces de Concerto pour la main gauche (1973-)
Maurice Ravel, Concerto pour la main gauche (1929-1930)
Cassandra Miller, Dad Goes to the Mountain (2026), commande de Brussels Philharmonic, de la BBC Radio 3, de l’Orchestre symphonique de Montréal, de l’Auditori Barcelona, de Radio France et du Festival d’Automne à Paris. Première française.
Maurice Ravel, Ma Mère l’Oye: 5 pièces enfantines (Suite) (1908-1910)
Infos complémentaires :
Auditorium de Radio France, 116, avenue du Président Kennedy, 75016 Paris
Ce deuxième volet du portrait de Cassandra Miller associe Dad Goes to the Mountain, quadriptyque d’un seul tenant, dédié à son père vieillissant et oublieux, aux thèmes de l’enfance et de la mort, miroitant l’arc de nos existences, que tendent Ravel et Kurtág.
Ravel avait le goût du merveilleux, de la féerie et des jouets ingénieux. Ma Mère l’Oye puise à des contes célèbres. Un orchestre réduit, aux timbres précis, en colore les atmosphères orientales ou oniriques, sombres ou enchanteresses. De son vaste cycle de Játékok (Jeux), pièces pédagogiques souvent miniatures, Kurtág évoque le bonheur du mouvement, de la phrase et du geste, l’exploration du clavier, comme un « pèlerinage pour récupérer l’enfant qui est en nous ».
À l’autre extrémité de la vie, le virtuose Concerto pour la main gauche, composé pour le pianiste Paul Wittgenstein amputé du bras droit pendant la Première Guerre mondiale, est l’une des dernières œuvres de Ravel. Sa véhémence tragique paraît culminer dans le souvenir de la catastrophe des tranchées. Avec la symphonie funèbre STHLH (Stèle), Kurtág tend à l’épure, à l’essence nue, à la lamentation et à la déploration, comme un lac immense de larmes.
Ce deuxième volet du portrait de Cassandra Miller associe Dad Goes to the Mountain, quadriptyque d’un seul tenant, dédié à son père vieillissant et oublieux, aux thèmes de l’enfance et de la mort, miroitant l’arc de nos existences, que tendent Ravel et Kurtág.
Ravel avait le goût du merveilleux, de la féerie et des jouets ingénieux. Ma Mère l’Oye puise à des contes célèbres. Un orchestre réduit, aux timbres précis, en colore les atmosphères orientales ou oniriques, sombres ou enchanteresses. De son vaste cycle de Játékok (Jeux), pièces pédagogiques souvent miniatures, Kurtág évoque le bonheur du mouvement, de la phrase et du geste, l’exploration du clavier, comme un « pèlerinage pour récupérer l’enfant qui est en nous ».
À l’autre extrémité de la vie, le virtuose Concerto pour la main gauche, composé pour le pianiste Paul Wittgenstein amputé du bras droit pendant la Première Guerre mondiale, est l’une des dernières œuvres de Ravel. Sa véhémence tragique paraît culminer dans le souvenir de la catastrophe des tranchées. Avec la symphonie funèbre STHLH (Stèle), Kurtág tend à l’épure, à l’essence nue, à la lamentation et à la déploration, comme un lac immense de larmes.



