Agenda
11 000 Cordes
Futurs concerts
Distribution :
Klangforum Wien
Vimbayi Kaziboni, direction
Étudiant·es des classes de piano du Conservatoire national supérieure de musique et de danse de Paris
Étudiant·es du Pôle Sup’93
Vimbayi Kaziboni, direction
Étudiant·es des classes de piano du Conservatoire national supérieure de musique et de danse de Paris
Étudiant·es du Pôle Sup’93
Programme :
Georg Friedrich Haas, *11 000 Saiten* (2020). Pièce pour 50 pianos accordés en microtonalité et orchestre de chambre.
Infos complémentaires :
La Villette, 211, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris
Vaste dispositif de cinquante pianos droits décrivant un grand cercle, outre un ensemble de vingt-cinq musicien·nes qui leur sont adossé·es, et avec le public, au centre, 11 000 Saiten (11 000 Cordes) est une fresque fascinante. Georg Friedrich Haas nous invite à nous laisser saisir, envelopper, par une palette presque infinie, tel un miroir sonore de l’univers entier.
Visitant l’usine de pianos Hailun à Ningbo, en Chine, Peter Paul Kainrath, intendant de l’ensemble Klangforum Wien, y entend des dizaines d’instruments joués simultanément, pendant des heures, par des machines automatisées, dans le but de tester leur viabilité. Il s’en ouvre à Haas, aussitôt enthousiasmé à l’idée de composer pour un effectif aussi démesuré. Chaque piano est ici accordé un cinquantième de demi-ton plus haut que le précédent, pour un halo, une aura de micro-intervalles minimes, de sorte que l’ensemble constitue un unique instrument, aux onze mille cordes déployant de larges plages de son. Les écouter non sur haut-parleurs, mais en concert, c’est faire l’expérience de la différence, nous dit Haas, entre un orage ou une inondation soit vus à la télévision soit vécus, de tout notre être, dans la réalité. D’une beauté éthérée ou rugissante, d’arpèges ou de grondements magmatiques, telluriques, l’espace se charge d’atmosphères changeantes : un champ d’énergies, à l’instar des forces de la nature.
Vaste dispositif de cinquante pianos droits décrivant un grand cercle, outre un ensemble de vingt-cinq musicien·nes qui leur sont adossé·es, et avec le public, au centre, 11 000 Saiten (11 000 Cordes) est une fresque fascinante. Georg Friedrich Haas nous invite à nous laisser saisir, envelopper, par une palette presque infinie, tel un miroir sonore de l’univers entier.
Visitant l’usine de pianos Hailun à Ningbo, en Chine, Peter Paul Kainrath, intendant de l’ensemble Klangforum Wien, y entend des dizaines d’instruments joués simultanément, pendant des heures, par des machines automatisées, dans le but de tester leur viabilité. Il s’en ouvre à Haas, aussitôt enthousiasmé à l’idée de composer pour un effectif aussi démesuré. Chaque piano est ici accordé un cinquantième de demi-ton plus haut que le précédent, pour un halo, une aura de micro-intervalles minimes, de sorte que l’ensemble constitue un unique instrument, aux onze mille cordes déployant de larges plages de son. Les écouter non sur haut-parleurs, mais en concert, c’est faire l’expérience de la différence, nous dit Haas, entre un orage ou une inondation soit vus à la télévision soit vécus, de tout notre être, dans la réalité. D’une beauté éthérée ou rugissante, d’arpèges ou de grondements magmatiques, telluriques, l’espace se charge d’atmosphères changeantes : un champ d’énergies, à l’instar des forces de la nature.



