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« Je chante la nuit » par Agathe Peyrat et Pierre Cussac [1 CD Alpha - concerts à Ploulec’h, 15 nov. ; Paris 19 nov. ; Gargenville, 22 nov.] – Éclectisme complice

 

 
De Debussy à Brigitte Fontaine, de Rameau à Bizet, de Saint-Saëns et Wagner à Trenet ou Yvain, c’est l’un des récitals vocaux les plus éclectiques et inclassables sortis depuis la rentrée. Maurice Yvain dont le « Je chante la nuit » fournit d’ailleurs son titre au programme, infiniment séduisant, qu’Agathe Peyrat (soprano et... ukulele !) et Pierre Cussac (accordéon) ont enregistré pour Alpha. Franche réussite, il marque l’aboutissement d’années de complicité.

 
Hors des sentiers battus
 
C’est en 2016 que les deux artistes se sont rencontrés au théâtre municipal d’Autun, à l’occasion de « Il était une fois la Flûte » ; une Flûte enchantée « de poche » (mise en scène par Arnaud Guillou) dont la partie orchestrale été réduite pour un trio piano, accordéon et violoncelle. Un spectacle dans le cadre duquel il n’était pas étonnant de retrouver deux amateurs d’expériences hors des sentiers battus et de grands écarts stylistiques.
De cette rencontre était né quatre ans plus tard « Ma P’tite Chanson », un programme entre classique et pop que le duo a promené avec succès sur nombre de scènes. Nul doute que « Je chante la nuit », dominé par un répertoire classique dont Peyrat et Cussac revendiquent ouvertement la « chansonnification », est promis au même accueil.

 

 
Clin d’œil à Mozart et à la Reine de la nuit
 
Chansonnification ? On comprend l’intention des interprètes et arrangeurs dès « Beau soir » de Debussy, d’une rêveuse blancheur, suivi du « Je crois entendre encore » de la Lakmé de Bizet, que la pulsation de l’accompagnement de P. Cussac transporte dans l’univers du caf’conc, avant que l’on ne découvre que les possibilités offertes par les micros (Clément Gariel et Etienne Caylou à la technique) sont intelligemment – et expressivement – utilisés, là comme pour bien d’autres pièces. À commencer par la « Reine de la nuit », clin d’œil aussi étonnant que réussi à Mozart qui contribua à la formation du duo il y a une décennie.
Jusqu’à la Romance à l’étoile de Tannhaüser qui referme l’album de façon rêveuse et troublante, on va de surprise et surprise, chaque arrangement offrant un perspective nouvelle, à l’écart de toute redite. Et n’oublions pas enfin de saluer le magnifique solo de Pierre Cussac dans « E lucevan le stelle ».
Trois occasions de retrouver le duo en concert approchent : à Ploulec’h(Le Patio) le 15 septembre, à Paris (Zèbre de Belleville) le 19 et à Gargenville (Les Maisonnettes) le 22 novembre. Et notez dès à présent que deux dates sont programmées les 13 et 14 février prochains à l’Abbaye de La Prée.
 
Alain Cochard
 

(1)        1 CD Alpha 1234
 
« Je chante la nuit »
Agathe Peyrat & Pierre Cussac
 
15 novembre 2026
Ploulec’h (22300) – Le Patio
 
19 novembre 2026 – 20 h
Paris – Le Zèbre de Belleville
www.lezebre.com
 
22 novembre 2026 – 15h30
Gargenville (78440) – Les Maisonnettes
gargenville.fr/agenda/concert-agathe-peyrat-pierre-cussac 

Site d'Agathe Peyrat : www.agathepeyrat.fr/

Site de Pierre Cussac : pierrecussac.com/
 
Photo © Martin Colombet

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