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Carte blanche à Cédric Tiberghien

En un week-end et quatre concerts, Cédric Tiberghien réunit des amis musiciens au Théâtre Impérial de Compiègne pour une belle fête de la musique de chambre aux programmes inventifs.

Les années passent et le Premier Prix du Concours Long-Thibaud 1998 ne cesse de mieux affirmer sa place dans le panorama du piano français. Le succès est au rendez-vous de côté-ci de la Manche, tout comme de l’autre où le public britannique fait fête à Cédric Tiberghien et où il enregistre en ce début d’année les concertos de Beethoven. Il faudra un peu patienter avant de les découvrir, mais la discographie du pianiste chez Harmonia Mundi comporte déjà de superbes réalisations. Après Debussy et Beethoven, Tiberghien a signé l’an dernier un CD Bach (Partitas nos 2, 3 et 4) particulièrement original ; « a-gouldien » au possible et d’une richesse de couleur étonnante.

L’heure n’est toutefois pas au piano solo pour Tiberghien avec le week-end qui se prépare au Théâtre de Compiègne. Depuis une décennie, Pierre Jourdan (directeur de l’institution) invite tous les ans le pianiste. Une fidélité à laquelle Tiberghien rend hommage en se rendant à Compiègne les 4 et 5 février en compagnie d’une dizaine d’amis musiciens : Nicholas Angelich, Valérie Aimard, Benoît Fromanger, Marie Hallynck, Pierre Lenert, Isabelle Moretti, Jean-Marc Philips Varjabédian, le Quatuor Psophos et la comédienne Marie-Laure Girard.

Brillante compagnie qui permet à Cédric Tiberghien d’ouvrir la porte de son jardin secret aux auditeurs. Le Théâtre de Compiègne se dédie à la musique française et celle-ci occupe l’ensemble des quatre concerts proposés. Les trois sonates de Debussy, La Valse de Ravel (par Angelich) ou les Strophes de Dutilleux (par Marie Hallynck) sont par exemple programmées, mais on trouve aussi beaucoup de raretés telles que la Sonate pour violoncelle et piano de Vierne (une merveille méconnue !), des œuvres pour alto et piano de Milhaud, les Epigraphes antiques de Debussy ou le troublant Masque de la Mort Rouge d’André Caplet.

Et pourquoi ne vous organiseriez-vous pas un petit week-end musical à Compiègne ?

Alain Cochard

Théâtre Impérial de Compiègne. Les 4 (15h et 20h30) et 5 (11h et 17h 30) février.
Programme détaillé et réservations

Photo : DR
 

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