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    ROSSI : LE PALAIS DES SORTILEGES
      
    Azione in musica en trois actes avec le prologue sur un livret de Giulio Rospigliosi (futur pape Clément IX) d’après Orlando furioso de l’Arioste créé à Rome en 1642.

    Nouvelle production

     Victor Sicard Orlando
    Arianna Vendittelli Angelica
    Fabio Trümpy Ruggiero
    Deanna Breiwick Bradamante, La Peinture
    Mark Milhofer Atlante
    Lucía Martín-Cartón Olympia, La Musique, Echo
    Mariana Flores Marfisa, La Magie, Doralice
    Grigory Soloviov Gigante, Sacripante, Gradasso
    Kacper Szel¹¿ek Prasildo, Le Nain
    André Lacerda Alceste
    Valerio Contaldo Ferrau, Astolfo
    Gwendoline Blondeel Fiordiligi, La Poésie
    Alexander Miminoshvili Mandricardo
    Joy Alpuerto Ritter et Zora Snake Danseurs

    Cadreurs et comédiens

     Cappella Mediterranea 
    Chœur de l’Opéra de Dijon
    Chœur de chambre de Namur 
    Leonardo García Alarcón Direction

    Fabrice Murgia Mise en scène
    Vincent Lemaire Décors
    Clara Peluffo Valentini Costumes
    Giacinto Caponio Vidéo
    Emily Brassier et Giacinto Caponio Lumières

    Spectacle en italien surtitré en français et en anglais

    Durée : 3h45 entracte inclus

    Luigi Rossi réalisa avec Il Palazzo incantato le premier opéra à grand spectacle, à Rome en 1642, dans le théâtre privé du palais de la famille papale du cardinal Barberini. Si L’Orfeo de Rossi eut une importance capitale dans l’histoire de l’opéra en France par sa présentation à Paris en 1647, premier opéra commandé spécialement pour la cour de France sur la demande de Mazarin, la première – et seule autre – œuvre lyrique de Rossi, Il Palazzo incantato, fut créée en février 1642. Œuvre-monstre – seize solistes, doubles et triples chœurs à six et douze voix, nombreux ballets, sept heures de représentation à la création ! – Il Palazzo marque la dernière flamboyance de l’opéra tel qu’il se pratiqua à Rome avant que la Ville Éternelle ne l’interdise pour longtemps. 

    Le livret, signé du cardinal Rospigliosi, futur pape Clément IX, adapte pour la première fois le Roland furieux de l’Arioste, chef-d’œuvre de la poésie italienne appelé à une longue carrière lyrique. Ainsi, dans ce palais-labyrinthe (en)chanté où le mage Atlante enferme et fait délirer la fine-fleur de la chevalerie et de la galanterie, se trouve présentée la floraison la plus inventive et chatoyante de lamenti, d’arias et d’ensembles surgie d’un éphémère printemps romain. Véritable opéra à grand spectacle, avec orchestre opulent et castrats stars, cet opéra connut un succès considérable qui rejaillit sur la gloire de ses commanditaires. Leonardo García Alarcón, inépuisable explorateur des répertoires oubliés, nous emporte dans une œuvre foisonnante rendue vivante par la mise en scène habile de Fabrice Murgia, utilisant « l’enchantement » des images modernes pour démultiplier les facettes de cette œuvre à ressorts : comédiens, acrobates, danseurs et chanteurs sont emportés dans le Palais magique et s’y égarent avec frayeur et amour, jusqu’à perdre pied dans une musique sublime et festive, point central de cette résurrection lyrique.

     

    Coproduction Opéra Royal / Château de Versailles Spectacles, Opéra de Dijon, Opéra national de Lorraine

    En partenariat avec le Chœur de chambre de Namur