Agenda

    1. ( piano )
    2. ( violoncelle )
    Programme:
    1. Sonate pour violoncelle et clavier n°3 BWV 1029

    2. Suite du Livre III

      (
      Extrait
      )
    3. Les Folies d'Espagne

    4. Nocturne op 9 n°2 en mi bémol majeur

    5. Après un rêve op.7 n°1

    6. Oeuvre

    7. Liebesfreund

    8. Liebeslied

    9. Danses hongroises

      (
      extraits
      )

    Jean-Guihen Queyras a déclaré « Le violoncelle me permet de parler, de chanter, de chuchoter et de crier parfois ». Dans ce programme on voit apparaître plusieurs fois un nom inconnu du grand public, celui de David Popper (1843-1913). Ce violoncelliste né à Prague en plein milieu du siècle romantique est devenu rapidement une personnalité recherchée du monde musical, pour sa superbe sonorité et sa technique transcendante. Soliste international il eut à cœur de transmette sa technique comme professeur à Budapest et surtout à Bruxelles. Il écrivit des études incontournables pour le violoncelle, des arrangements de grands œuvres ainsi que des œuvres originales. Dès le début, au XVIème siècle en Italie, le violoncelle est en rivalité avec la basse de viole et restera dans l’ombre durant toute la période Baroque et lorsqu’il fait son apparition au sein de la famille des violons, son rôle était de jouer la partie de basse-continue, une partie très importante sur laquelle se « basait » l’harmonie. C’est l'un des instruments ayant la plus grande tessiture (étendue des notes du grave à l’aigu) et on dit souvent que c'est l'instrument le plus proche de la voix humaine, le violoncelle est capable d'une souplesse et d'un lyrisme semblable à la voix humaine, amplement exploité par les compositeurs à la fin du XIXème et au début du XXème siècle. Très tôt les Italiens le préfèrent à la viole de gambe. Si au milieu du XVIIIème le violoncelle est révélé en Allemagne avec les six Suites pour violoncelle seul de Bach d’inspiration italienne, mettant en valeur les capacités polyphoniques de l'instrument, le grand virtuose du violon, Vivaldi (1678- 1741) lui dédie 27 concertos et 11 sonates, et à la génération suivante c’est Boccherini (1734-1815) violoncelliste virtuose, qui le dote d’un grand répertoire.