Agenda

    1. ( piano )
    2. ( piano )
    3. ( violon )
    4. ( piano )
    7 récitals de 30 minutes.
    La Russie, cet immense territoire à la fois d’Europe et d’Asie, ne connaissait ni le solfège ni l’écriture de la musique avant le XVIIe s, sous le règne de Pierre le Grand. Placé sous le joug des Tatares de la Horde d’or, cet immense pays a pris un retard de deux siècles sur les autres pays d’Europe. Elle fera appel aux Italiens et aux Français pour développer une culture nationale en se fondant sur les légendes populaires des peuples russes, une mosaïque qui va des frontières de la Pologne, à l’Ukraine, puis au Caucase, aux peuples de l’Oural et à ceux de l’Asie centrale, jouxtant la Chine. La musique Russe est à la fois multiple donc mais aussi réunie par le slavisme des territoires d’Europe. N’oublions pas que le berceau de l’ancienne Russie, d’avant Gengis-Khan, est l’Ukraine, un territoire trop longtemps perdu et une éternelle tentation de le retrouver dans l’Empire. On comprend la nostalgie de sa musique qui évoque ces lointaines contrées réunies sous la couronne slave orthodoxe des tsars Romanov à Saint-Pétersbourg, mais conservant son ancienne capitale Moscou, toutes deux aux hivers redoutables qui en sont le seul et puissant rempart. Sans oublier le fantasme de la capitale du Sud, Kiev, la capitale perdue, prise par les tatares avec ses précieux champs de blé. Au XIXe siècle, la Russie se lance à la conquête de l’Est jusqu’en Mongolie et du Sud jusqu’aux montagnes du Caucase où se trouve le toit de l’Europe, le mont Elbrouz (5642 m) avec ses sommets inaccessibles, ses gorges vertigineuses, mais aussi ses pâturages et ses villages, où la mythologie antique situe Prométhée, le créateur de l’homme et la femme. Ce géant qui vola le feu à Zeus pour le donner aux hommes, constituant le début de la Civilisation.