Agenda

  • Mozart à Salzbourg, concert sacré mis en lumière

    Lundi
    05
    décembre
    2022
    20:00
    Eglise Saint-Paul, Toulon
    Réservez !
    Tel: 
    04 94 18 53 07
    1. ( ensemble )
    2. ( direction musicale )
    Programme:
    1. Missa brevis KV 192

    2. Sonates d'église

    3. Ave verum

    4. Missa brevis KV 192

    5. Missa brevis KV 194

    6. Concerto pour orgue

    7. Ave Verum K.618

    Hervé Niquet, en chercheur gourmand, propose des pièces rares : les Messes brèves écrites par un Mozart âgé de 18 ans (1774), ainsi que des pièces des frères Haydn ayant abandonné la lourde pompe des grandes messes. Le Concert Spirituel vous fait ainsi revivre les cérémonies salzbourgeoises rivalisant alors avec celles de Vienne. La musique religieuse de Mozart a souvent suscité débats et polémiques. Est-elle de pure commande pour le Prince-Archevêque de Salzbourg, le comte de Colloredo-Wallsee et Mels, ou est-elle l’expression d’une foi, d’une spiritualité sincère ? Son abondante correspondance nous en apprend beaucoup sur sa personnalité, son rapport au divin mais également sur son admiration sincère pour les frères Haydn, dont il demandait régulièrement à son père de lui faire parvenir les travaux. On imagine sans peine la difficulté pour un esprit aussi prolifique que celui de Mozart de se plier à l’exigence des « commandes » et plus particulièrement encore dans le cas de ces messes destinées à l’office ordinaire. Alors que ce carcan aurait pu brider Mozart tout comme les frères Haydn, on s’aperçoit au contraire que l’absence de moyens et l’épure exigée n’eut d’autre conséquence que de concentrer leur expression. Car alors quoi de plus subtil que de laisser la musique transmettre, sans mots, les idées du texte divin ? Le programme de ce concert nous invite à expérimenter ce questionnement, les Messes brèves KV 192 et KV 194 de Mozart, adoptant chacune une position différente, ou l’Ave verum KV 618 de Mozart cherchant la synthèse. Ils répondent en cela à l’idéal d’équilibre considéré comme indispensable à la beauté par la société du XVIIIème siècle. Dépouillées de la dispersion qu’engendre l’illustration d’un texte mais aussi d’un trop grand développement instrumental, ces deux pièces offrent un caractère épuré. Elles concentrent toute leur expressivité dans peu de moyens : les couleurs harmoniques ou les fluctuations de la mélodie. L’expression ramenée à l’essentiel touche alors au plus intime.