Agenda

    Ouverture des portes 1 heure avant le spectacle.

     

    Livret de Jacopo Ferretti d’après le conte de Charles Perrault

    Créé à Rome en 1817

    Dernière fois au Grand Théâtre de Genève 2007-2008

     

    Direction musicale Stefano Montanari

    Mise en scène et costumes Laurent Pelly

    Scénographie Chantal Thomas

    Lumières Duane Schuler

    Direction des chœurs Alan Woodbridge

     

    Angelina Anna Goryachova

    Don Ramiro Edgardo Rocha

    Dandini Riccardo Novaro

    Don Magnifico Carlo Lepore

    Clorinda Claire de Sévigné

    Tisbe Marina Viotti

    Alidoro Simone Alberghini

     

    Orchestre de la Suisse Romande

    Chœur du Grand Théâtre de Genève

     

    En coproduction avec De Nationale Opera Amsterdam

     

    La Cenerentola fut composée, comme presque tous les grands succès de Gioacchino Rossini, en un temps record et n’était pas l’effet d’une ambition particulière. Il fallait un sujet, quelqu’un a dit « Cendrillon » et Rossini, qui tombait de sommeil, manifesta son accord avant de s’endormir tout à fait. On pourrait dire que cette Cenerentola a été conçue dans un rêve. Rossini n’hésite cependant pas à exiger de Jacopo Ferretti, son librettiste, qu’il introduise un certain réalisme dans le célèbre conte de Charles Perrault, à la place des éléments magiques et féériques. Point de carrosse-citrouille, donc. Cendrillon, brimée par le personnage falot de son beau-père Don Magnifico — et non plus une méchante marâtre — sera aidée par un sage philosophe, Alidoro — et non plus une marraine-fée. Et la pantoufle de vair disparaît au profit d’un bracelet identificateur.

    L’opéra de Rossini se détache du conte de fées de Perrault en devenant donc un récit réaliste et moral, destiné à prouver que la bonté fi nit par triompher de toutes les épreuves. Le metteur en scène français Laurent Pelly, qui se lance pour la troisième fois de sa carrière dans une partition rossinienne, tient pourtant à rendre sa part de magie légitime à cette Cendrillon. Il le fera en imposant au quotidien assez banal de la maison de Don Magnifico, dès l’apparition du prince Don Ramiro dans leurs vies, une part de folie onirique où les ambitions inavouables de chaque personnage viennent déformer les apparences de leur univers.