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    GLUCK - BERLIOZ : ORPHEE ET EURYDICE
    Version remaniée par Hector Berlioz créée en 1859 à Paris.

    Durée : 1h40 sans entracte

    Spectacle en langue française

    Distribution :

    Jess Dandy Orphée
    Hélène Guilmette Eurydice
    Lea Desandre Amour

     Danseurs et circassiens

    Pygmalion Choeur et orchestre

    Raphaël Pichon Direction

    Aurélien Bory Mise en scène et décors

     
    Orphée est sans doute l’opéra des opéras : de Monteverdi à Rossi, aux origines de l’art lyrique, puis chez Gluck imposant la réforme de l’opéra en italien à Vienne puis en français à Paris, enfin chez Berlioz dans une version romantique, (et avant Offenbach qui le parodie génialement) le sort amoureux de ce poète grec ne cesse d’envahir les plateaux de théâtre. Après la mort soudaine d’Eurydice, Orphée part chercher son épouse aux Enfers. Son chant a le pouvoir d’apaiser les Furies et d’animer les Ombres Heureuses, permettant au couple de reprendre le chemin de la lumière… vers leur destin.

    Orphée et Eurydice de Gluck bouleversa l’Europe des Lumières. Cependant après quatre-vingt ans de représentations de la version parisienne d’Orphée, créée par Gluck en 1774, la partition qui était jouée à l’Opéra de Paris avait été beaucoup transformée par un usage régulier qui avait fini par affaiblir l’œuvre à force de corrections et modifications successives. Berlioz accepta avec enthousiasme en 1859 d’en faire une version révisée : son admiration pour Gluck en faisait un connaisseur intime de l’œuvre et de ses multiples versions italiennes et françaises. Il la décortiqua ainsi dans les moindres détails, pour en restituer une version « moderne » qui se voulait cependant fidèle à Gluck.

    La beauté de l’œuvre doit autant à l’intensité des échanges qu’à l’éloquence de l’orchestre et à l’implication spectaculaire du chœur. L’acte des Enfers avec ses Furies, son chœur des Démons, les déchirantes supplications d’Orphée… est l’un des plus grands moments de la musique occidentale. Raphaël Pichon dirige cet « opéra des opéras » avec une passion communicative pour Gluck et Berlioz, et le metteur en scène Aurélien Bory déploie les vertiges des espaces que parcourt Orphée, mentaux, supranaturels et d’au-delà. Jess Dandy endosse ce grand rôle travesti en compagnie des magnifiques Hélène Guilmette et Lea Desandre, dans une mise en scène en trois dimensions !