Agenda

    1. ( direction musicale )
    Programme:
    C’est d’abord et surtout une œuvre moderne et fascinante dont les rebondissements multiples tiennent le spectateur en haleine jusqu’au dénouement de l’histoire.
    Ici, comme nulle part ailleurs dans le cinéma muet, les partis-pris esthétiques épousent parfaitement le scénario et contribuent à donner au film son atmosphère oppressante et fantastique. Prenant le contrepied de la reproduction naturaliste de l’homme et de la nature, Caligari entend exprimer le monde subjectif des individus par la déformation et le symbolisme. Davantage qu’au seul Robert Wiene qui en signe la mise en scène, il faut attribuer tout le mérite de ce film donné comme le manifeste du cinéma expressionniste allemand, à une équipe créatrice de premier ordre :
    les scénaristes Carl Mayer et Hans Janowitz, le producteur Erich Pommer,
    le décorateur Hermann Warm et bien sûr les acteurs Conrad Veidt, Werner Krauss et Lil Dagover, qui donnent chair à cette lutte éternelle de l’ombre et de la lumière, à la frontière entre folie et normalité. Le propos du film possède en outre une force immuable : ne dit-il pas sa sainte horreur du pouvoir qui manipule les âmes pour s’assurer une obéissance aveugle ?
    Vincent Vatrican
     
    En partenariat avec l’Institut Audiovisuel de Monaco.