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« Parisfal est d’abord une quête : la recherche d’une musique qui ne présente aucune aspérité. Cette quête se situe dans l’interprétation car ici, Wagner nous plonge dans un magma subjectif pour lequel il n’existe aucune forme définitive » explique le chef d’orchestre, faisant allusion aux longs récitatifs et aux grandes pages orchestrales et chorales. Dès le prélude de l’Ouverture, on est surpris du tempo, d’une lenteur processionnelle. Il installe l’œuvre et lui influe d’emblée une tonalité contemplative : Parsifal sera mystique. Aucune emphase dans les nuances, une maîtrise parfaite des gradations sonores, un étagement distinct des sonorités.
Jusqu’à la dernière note de l’œuvre, Neuhold mène une progression musicale et dramatique intensément intérieure. Et subtile. L’orchestre va en sonnant davantage à chaque acte, se « réveillant », accédant peu à peu à la « Vérité ». Le jeu des acteurs passe de la résignation et de la colère à l’acceptation et à la sérénité. « C’est cette symbolique du parcours initiatique que j’ai voulu illustrer sur le plan de l’interprétation musicale et du jeu des acteurs », souligne G. Neuhold. « Tout tend vers la Vérité, la sérénité ».
Gurnemanz, la basse F. Röhlig, vous transporte de puissance et d’intensité dramatique, tandis que Kundry, la soprano américaine J.M. Charbonnet, vous envoûte par son timbre profond et charnu. Son deuxième acte était bouleversant ! Et quand on ajoute à la qualité des voix, le jeu convaincant des acteurs et la mise en scène dépouillée et onirique de Gruber, alors on obtient une réussite totale !
Pauline Garaude
Parsifal, du 19 octobre au 8 novembre 2003 à Strasbourg, les 14 et 16 novembre 2003 à Mulhouse.
Portfolio de mise en scène (5 photos)
Photo : Alain Kaiser
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