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La saison lyrique 2002/2003 promet d'être l'une des plus riches en matière d'écriture contemporaine et de créations mondiales de la part d'auteurs français ou étrangers. Ainsi à partir du 21 septembre (et pour sept soirées), l'Opéra du Rhin ouvre sa nouvelle saison lyrique avec une partition du XXe siècle signée par le compositeur américain Philip Glass (pour la musique et le livret). Créé à Stuttgart en mars 1984, Akhnaten est donc présenté à Strasbourg en création française. L'Egypte plusieurs fois millénaire, berceau de la civilisation ne cesse de susciter les grands titres de l'actualité. Les fouilles archéologiques ont dévoilé encore récemment des aspects insoupçonnés de la société pharaonique. La musique participe à cet essor comme en témoigne cet "Akhnaten" qui clôt dans l'œuvre de Philip Glass, la trilogie des "opéras-portraits", après "Einstein on the Beach" (1975) et "Satyagraha" (1979).
Si "Einstein" incarne l'homme scientifique et Gandhi, l'homme politique, "Akhnaten", -comprenez Akhenaton, ce souverain hérétique du Nouvel Empire-, est l'homme religieux. Tous trois ont marqué leur époque par "la puissance d'une vision interne". Le livret de Glass respecte à la lettre la prononciation des textes des tablettes historiques remontant au règne du Pharaon. Ils attestent de la pensée poétique et mystique d'un Prêtre-Roi, adorateur du Soleil-Aton et "réformateur absolu" dans bien des aspects de sa politique sociale, économique, artistique. Philip Glass nous immerge dans le corps des incantations originelles, dans un bain linguistique où un narrateur explique dans notre langue, le contenu des textes chantés. L'auteur signe ici la conclusion éloquente d'un cycle personnel. Il édifie aussi une fresque musicale à la mesure de son sujet : non pas pharaonique mais tout au moins ambitieuse en associant grand orchestre, chœurs et voix solo.
Alexandre Pham
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Les 20 ans du festival
Bel anniversaire que celui de ses vingt ans pour le festival Musica, le festival de la création musicale d’aujourd’hui. A cette occasion, la musique américaine fera son entrée par la grande porte, puisque l’on pourra écouter une quinzaine d’œuvres de Jonathan Harvey, ainsi que des pièces de cinq de ses confrères. Trois opéras américains tiendront le haut de l’affiche : Akhnaten de Philip Glass, Three Tales (opéra-vidéo) de Steve Reich et Schöne Geschichten (opéra de chambre) de Stefan Wolpe. On retrouvera certains compositeurs qui ont fait les beaux jours de cette manifestation : Pascal Dusapin, Bruno Montovani ou Martin Matalon, ainsi que des spectacles entre théâtre, musique électronique et happening. Du 20 septembre au 5 octobre.
Photo : DR
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