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Après le clavecin et le pianoforte, Jos van Immerseel va s'attaquer au clavicorde pour deux soirées. Historiquement, cet instrument est intermédiaire entre le clavecin et le piano. Il est de la famille des pianos car le clavecin est à cordes pincées tandis que le clavicorde, comme le piano, à cordes frappées. S’il n’est pas très connu aujourd’hui, c’est qu’il était dans une position inconfortable : entre le clavecin qui était parvenu à une perfection technique et le piano qui permettait d’exprimer le même genre de sonorités que le clavicorde.
La technique du clavicorde est très délicate car la tangente (la partie qui frappe la corde lorsqu’on appuie sur la touche) reste appuyée contre la corde jusqu’à ce que l’on relâche la pression, contrairement au piano où le marteau (la tangente du piano) retombe après avoir frappé la corde. Le son dépend donc de la pression exercée sur les touches et crée des « tremblements ». Ces tremblements étaient très appréciés par certains.
Au milieu du XVIIIe siècle, le clavicorde fut très à la mode en Allemagne du centre et du nord, alors qu’ailleurs son usage disparut. Il correspondait, dans ce pays, à l’évolution de la sensibilité romantique et intimiste. Pour deux soirs, C.P.E. Bach, Mozart et Haydn seront rejoués sous des couleurs nouvelles et, peut-être, sous un angle nouveau ? Pour plus d’informations, nous vous conseillons de lire le très riche article à l’adresse suivante : Maison d’Erasme de Bruxelles, les 25 et 26 novembre 2001.
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