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Sept concerts gratuits sur le thème des « Figures politiques » feront suite aux « Figures européennes » du mois d’octobre. La programmation de la Maison de Radio France poursuit ces week-ends thématiques par trois jours consacrés à des œuvres ou des compositeurs plus ou moins engagés dans la vie politique.
Deux tendances se dessinent : celle où le compositeur prend parti à travers son œuvre pour ou contre un état et celle où le compositeur considère son œuvre comme le lieu d’expression d’idées. Paul Dessau, dans « In memoriam Bertold Brecht », rend hommage au dramaturge avec lequel il écrivit de nombreuses chansons antifascistes. Le titre « Music for Prague 1968 » du tchèque Husa, à lui seul éloquent, s’inscrit aussi dans la première tendance, tout comme la « Fantaisie indienne pour piano et orchestre » de Busoni qui est le constat sans commentaire de la situation de ces ethnies aux Etats-Unis. Heinz Karl Gruber, quant à lui, suit la 2ème tendance. Même s’il reconnaît que la musique ne peut transformer la société, il est très fortement marqué par le sérialisme viennois du début du siècle. De même, Henze se revendique de cette tradition, certainement le plus politique des mouvements musicaux du XXe siècle.
Se situant à part, le concert du 25 novembre réunira un groupe soufi et l’Ensemble Organum. Sur le sujet des croisades, ils vont tisser des liens entre deux cultures différentes mais passionnées par une seule chose : le chant à la gloire de Dieu. Un geste politique, cette fois, des interprètes… Les 23, 24 et 25 novembre 2001.
Maison de Radio France
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