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Le chanteur américain Thomas Hampson, l’un des plus grands barytons du monde, bien connu des mélomanes français, interprétera des Lieder de Mahler au Théâtre du Châtelet le jeudi 25 octobre à 20 heures. S’inscrivant dans la lignée d’illustres chanteurs comme Hans Hotter ou Dietrich Fischer-Dieskau, Thomas Hampson se produit sur les scènes du monde entier dans le répertoire dramatique, incarnant entre autres, Don Giovanni, Figaro dans le Barbier de Séville, le Marquis de Posa dans Don Carlos, ou encore Amfortas dans Parsifal (le public français a d’ailleurs eu l’occasion de l’entendre dans ce dernier rôle il y a quelques mois à l’Opéra de Paris). Mais il se consacre aussi depuis une quinzaine d’années à l’interprétation des grands cycles de lieder en récital, notamment en compagnie de Wolfgang Sawallisch ou de Wolfram Rieger. D’ailleurs Hampson aime à se définir avant tout comme un interprète de lieder, et reconnaît volontiers que c’est ce type d’oeuvres vocales qu’il préfère : ainsi, le concert du Châtelet fait partie d’une série de récitals qui l’ont conduit sur les scènes du monde entier, à la Scala de Milan, en Israël, à Londres, à Amsterdam... Si Hampson s’intéresse aux auteurs de lieder les plus importants (Beethoven, Schumann), c’est véritablement Mahler qui est son compositeur de prédilection. Il a en effet interprété au disque et en récital plusieurs cycles de ses lieder : les Rückert Lieder, les Kindertotenlieder et Das Lied von der Erde dans une version pour chant et piano, Wolfram Rieger assurant la partie pianistique. Hampson a également chanté en compagnie des plus grands chefs mahlériens : déjà, dans les années 1980, il avait enregistré en compagnie de Leonard Bernstein une magnifique version des Kindertotenlieder ; puis il a interprété Das Lied von der Erde avec Bernard Haitink ou encore Simon Rattle, et Pierre Boulez aurait songé à faire appel à lui pour son enregistrement récent de cette oeuvre. De telles affinités avec la musique de Mahler, alliées à une remarquable intelligence musicale et à une sensibilité affirmée à l’égard des textes poétiques (Hampson souligne dans ses entretiens l’attention extrême qu’il faut accorder aux textes poétiques, la poésie étant selon lui l’une des raisons pour lesquels les lieder restent actuels), la beauté de la voix du baryton américain, aux nuances subtiles et délicates, tout contribue enfin à faire de ce concert l’un des grands moments de cet automne. Théâtre du Châtelet, le 25 octobre.
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