ACCUEIL
 

 CONCERTS
   A Paris (et rp)
   En région
   Salles, opéras
   Festivals
 

 JOURNAL
 

 BONS PLANS
 

 VIDEOS
   Frédéric Lodéon
 

RESERVEZ
VOS PLACES

 
  Tristan et Isolde / Bastille / 1ère cat.
 
  Cosi fan tutte / Spinosi / Cangemi / de Niese
 
  Louis Lortie (piano) / Orch. National de France / Kurt Masur / Liszt, Bruckner
 
  Welcome to the Voice / Sting / Elvis Costello
 
  Raymonda / Opéra Garnier
 
  Chorégies d'Orange 2009 / La Traviata / H. Grimaud
 
  Les Musicales de décembre / "Un noël basque, un noël russe"
 
  Tous les billets
  Mon panier
 

Les prochains concerts dans votre ville :
Aix-en-Provence
Alençon
Angers
Antibes
Arles
Auberive
Auch
Avignon
Beauvais
Bellac
Bordeaux
Boulogne-sur-mer
Bourges
Brest
Caen
Cannes
Chalette-sur-Loing
Clermont-Ferrand
Colmar
Compiègne
Conflans-sur-Loing
Corquilleroy
Créhange
Dijon
Douai
Echternach
Epinal
Firminy
Hombourg-Haut
Illkirch
Le Mans
Liège
Lignane-Puyricard
Lille
Limoges
Lyon
Maisons Alfort
Maisons-Laffitte
Marseille
Maubeuge
Metz
Montauban
Montpellier
Mulhouse
Nantes
Narbonne
Nice
Niederbronn
Orange
Orléans
Palaiseau
Paris
Poitiers
Pont-à-Mousson
Reims
Rouen
Saint-Amant-de-Boixe
Saint-Etienne
Saint-Junien
Saint-Martin-de-Crau
Sarrebourg
Solignac
St-Priest
Strasbourg
Thoiry
Toulouse
Tourcoing
Tournon
Tours
Ussel
Vallauris
Vanves
Versailles
Veyrins-Thuellin
Vichy
Villefranche-sur-Saône
Vimory
Yvré l'Evèque

Rédacteur en chef : Alain Cochard
Recherchez dans tous les articles depuis 2000 >>   

     

     

15 Septembre 2008 - Les Leipzigois à Luxembourg – Nuance et émerveillement



A la Philharmonie de Luxembourg, comme au Théâtre des Champs-Elysées où l’Orchestre de la Staatskapelle de Dresde s’est produit il y a peu, la rentrée consistait en un rendez-vous avec l’une des plus prestigieuses phalanges symphoniques du vieux continent : l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig. Si Fabio Luisi vient de prendre les rênes de Dresde, Riccardo Chailly (photo) est pour sa part directeur musical de sa formation depuis 2005 et récolte les fruits de la belle complicité qu’il a su établir avec ses musiciens au cours des trois saisons écoulées.

La suite du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn ouvre la soirée. Hommage bien compréhensible des Leipzigois à celui qui fut le premier chef permanent de l’orchestre ; hommage synonyme de nuance et de poésie. Lorsque les dernières notes de l’œuvre résonnent, un rêve semble s’achever… D’un bout à l’autre, l’oreille aura été subjuguée par la délicatesse d’une interprétation qui conjugue une belle vivacité des tempi, quand cela est requis, avec une subtilité de la palette sonore peu commune. A l’évidence Chailly se régale de l’acoustique extrêmement précise, mais jamais sèche, ni froidement analytique, d’une salle qu’il découvre à l’occasion de ce concert. Sans une once de maniérisme, il distille la féérique partition avec un émerveillement constant (le Notturno se mue en parfum de musique sous sa baguette …). Et les fées lui sont d’exquises conseillères, jusqu’à l’archi-rebattue Marche nuptiale, débarrassée de tout cliquant et rendue à sa fraîcheur originelle.

Pareil raffinement poétique fait attendre avec impatience la seconde partie de la soirée que la formation, rejointe par le Chœur de l’Opéra de Leipzig, consacre à Daphnis et Chloé. Emblème de la grande tradition symphonique allemande, l’Orchestre du Gewandhaus n’est pas celui que l’on associe le plus immédiatement à la musique de Ravel, mais l’intelligence poétique et la justesse stylistique de l’interprétation de Chailly ont vite fait d’emporter l’adhésion. A nouveau, c’est bien d’émerveillement qu’il convient de parler pour décrire la conception du maestro italien. Fabuleux de fluidité et de lyrisme, son Daphnis se refuse à tout effet, toute concession au spectaculaire, mais l’on est captivé par la musicalité de ce Ravel d’esthète. La palette sonore des Leipzigois fait des miracles et permet au chef d’exploiter les merveilleuses combinaisons de timbres d’une partition qui aura rarement sonné de façon aussi moderne – d’autant que l’acoustique la « porte » dans les plus infimes pianissimi et l’autorise à s’épanouir lorsque la musique se déchaîne.

Impeccables de justesse et d’attention aux intentions de Chailly, les choristes leipzigois apportent une contribution de taille à une approche aussi cohérente que poétique. Une ouverture de grande classe pour saison riche de passionnants rendez-vous, dans les domaines les plus variés.

Alain Cochard

Philharmonie de Luxembourg, le 15 septembre 2008. Pour découvrir la saison de la Philharmonie de Luxembourg : www.philharmonie.lu

Le compte rendu de Jacques Doucelin sur l’Orchestre de la Staatskapelle de Dresde

Photo : DR

LES UNES   
 

Fidelio à Garnier - Viva la liberta

Messiaen dans son arbre généalogique

Le dernier rêve de Mozart - Trois questions à François de Carpentries, metteur en scène

La Chronique de Jacques Doucelin

Honneur à ces étrangers qui défendent nos musiciens !

Nouvelle tournée pour Riders to the Sea

Mobilisation symphonique

Musée d’Orsay : vivement le mardi !

Amiens – Deux slaves au piano

Une interview de Semyon Bychkov

La Chronique de Jacques Doucelin

La musique dans le tourbillon de la finance

Théâtre Français de la Musique - Trois questions à Bettina Caignault

Trois questions à Nicholas Snowman

La Chronique de Jacques Doucelin

Au paradis avec Messiaen

3 Questions à Raphaël Pichon

Automne en Normandie – Quatre Visages du Poème Harmonique

Oedipe de l’intérieur

Les Arts Florissants sous les charmes d’Armide, une interview de William Christie

La Chronique de Jacques Doucelin

Pour la relève du chant français

Aix-en-Provence – Mozart à la rencontre du public - Trois questions à François-Xavier Roth

concertclassic.com © 2007  
Contact - L'équipe - cgv billetterie - Professionels - Revue de presse - La newsletter