ACCUEIL
 

 CONCERTS >>
   A Paris (et rp)
   En région
 

 JOURNAL
 

 VIDEOS
 

 BONS PLANS !
 

 NEWSLETTER
 

 TELECHARGEMENT
 

 RESERVEZ
 VOS PLACES !
   La Mouche
   CMBV
   Orangerie de Sceaux
   Musique en l'Île
   Chopin à Paris
   Solistes Auteuil
   Fondation
 Royaumont
   Festival Montpellier
   Chorégies d'Orange
   Musique à l'Empéri
   MON PANIER
 
 

 DVD

 CD




Les prochains concerts dans votre ville :
Aime
Aix-en-Provence
Albertville
Alençon
Ancy-le-Franc
Angers
Annonay
Argentan
Argentat
Arradon
Arvert
Asnières-sur-Oise
Auberive
Auvers-sur-Oise
Azay-le-Rideau
Baden
Bagnoles de l'Orne
Bagnols-sur-Cèze
Bargemon
Barzan
Beaulieu
Beaune
Belle-île-en-mer
Bollène
Bordeaux
Boucieu le Roi
Boulbon
Bourg du Bost
Bouteille St Sebastien
Boutenac-Touvent
Bretenoux
Brignoles
Cahors
Callas
Cambrai
Camp de Rivesaltes
Canville-La-Rocque
Carennac
Carnoules
Carrouges
Cercles
Ceton
Chaillevette
Champagne
Chapelle Grésignac
Chateauneuf-du-Pape
Chelles
Choisy au Bac
Clermont-Ferrand
Colmar
Compiègne
Conflans Albertville
Conflent
Courchevel
Coutures
Cozes
Cucuron
Curemonte
Echternach
Ecouché
Elven
Epargnes
Essay
Etaules
Falaise
Figanières
Flers
Floirac
Flumet
Glos-la-Ferrière
Gonfreville
Guebwiller
Hauteluce
Hauteville-Gondon
Hérouville
Ile sur Têt
La Celle
La Garde
La Roque d'Anthéron
La Tremblade
Lacosta
Lamastre
Le Cateau-Cambressis
Le Chay
Le Pin au Haras
Le Plessis Brion
Les Baux de Provence
Les Mathes
Lessay
Ligugé
Limoges
Lizonne
Long
Lonlay-l'Abbaye
Lorris
Lourmarin
Macot
Mamers
Manthes
Marcevol
Martel
Mauves
Mêle sur Sarthe
Ménerbes
Méribel
Meschers-sur-Gironde
Metz
Meyssac
Mimet
Molitg
Montal
Montferrat
Montpellier
Mornac-sur-Seudre
Mortagne-sur-Gironde
Mortrée
Moûtiers
Mulhouse
Nantes
Neuville-sur-Saône
Oneux
Oppède
Orange
Paris
Perche de Mortagne
Périgueux
Pierrefonds
Porquerolles
Prades
Rabodanges
Reims
Rethondes
Royan
Rue
Salives
Salon-de-Provence
Saujon
Sceaux
Sées
Semussac
Séné
Serrières
Simiane-la-Rotonde
Sisteron
Souillac
St-André de Rosans
St-Astier
St-Avé
St-Céré
St-Donat
Ste-Foy-Tarentaise
St-Felicien
St-Georges-de-Didonne
St-Jean-de-Muzols
St-Martin-de-Crau
St-Palais-sur-mer
Strasbourg
St-Riquier
St-Sulpice le Verdon
St-Sulpice-de-Royan
St-Valery-sur-Somme
St-Victor
Surzur
Tain l'Hermitage
Talmont-sur-Gironde
Theix
Tournon
Tournon-sur-Rhône
Tourouvre
Tours
Tulle
Vaison-la-Romaine
Val d'Isère
Valloires
Valréas
Vannes
Vaux-sur-mer
Vernet les Bains
Versailles
Verteillac
Vichy
Vieux Moulin
Vimoutiers
Vion

Rédacteur en chef : Alain Cochard
Recherchez dans tous les articles depuis 2000 >>   

     

     

07 Novembre 2007 - Natalie Dessay selon six personnalités féminines célèbres


Violetta par Dominique Blanc

« Même si Traviata vient du théâtre, Verdi va beaucoup plus loin qu’Alexandre Dumas. Toutes les actrices peuvent donc envier les cantatrices qui chantent ce rôle. L’immense besoin d’amour de Violetta dépasse le seul cadre de la sensibilité du XIXe siècle. Ce n’est plus un mélodrame bourgeois (aussi émouvant soit-il), c’est une tragédie, que l’on peut relier à Phèdre de Racine ou au théâtre antique. Dans l’opéra de Verdi, l’héroïne meurt sur scène, ce qui était inconcevable à l’époque classique et ce qui est très agréable à pratiquer pour une actrice.
L’utilisation du parlé chanté dès le premier acte, les sanglots, la respiration, les silences font vivre intensément le drame. Le public entend une âme qui se déchire. On voit ses larmes.
Natalie Dessay est à la fois virtuose et grandiose. Dans les deux mots, il y a « ose ». Si elle est grande, c’est qu’elle ose. Sa présence scénique stupéfiante et rare chez les chanteurs, son énergie et son humour en font une comédienne superbe. Elle n’est pas de celles qui jouent, elle incarne. »

Elvira par Julie Depardieu

« L’opéra doit tirer les larmes, terrifier les gens, les faire mourir par le chant. » (Vincenzo Bellini). C'est exactement ce que l’on ressent avec Natalie Dessay, dont le coeur hurle lors de cette fameuse scène de la Folie des Puritains. Comment ne pas être emporté lorsqu’elle se jette à coeur perdu dans l'immense douleur d’Elvira ?
À travers ses larmes, résonnent les combats perdus d’avance des femmes amoureuses, face à l’implacable logique du pouvoir. Et nous, pauvres auditeurs parcourus de frissons, nous épousons sa détresse en laissant couler nos pleurs.
Mission accomplie pour Natalie, toujours audacieuse dans ses choix. En femme libre, elle n'a pas supporté les emplois dans lesquels une certaine tradition lyrique a voulu la cantonner. Depuis quand une actrice devrait-elle toujours jouer le même rôle ??

Maria-Stuarda par Charlotte Rampling

« Marie Stuart est un personnage extraordinaire avec une vie riche en rebondissements, qui traverse l’histoire des nations au XVIe siècle. Reine d’Écosse à 7 jours, reine de France à 17 ans, morte sur l’échafaud pour avoir voulu accéder au trône d’Angleterre…
J’ai été marquée par la lecture du livre de Stefan Zweig et touchée par la très belle interprétation d’Isabelle Adjani dans la pièce de Schiller. Évidemment, c’est toujours réducteur de ramener une personnalité aussi riche à quelques scènes aussi fortes soient-elles. C’est encore plus vrai au cinéma : voir le personnage ferme la porte de notre imaginaire. La musique, au contraire, nous en rend les clés.
Ma fascination pour Marie Stuart vient de son immense force de survie, presque surnaturelle, qui lui est donnée par la foi. Elle passe tout de même vingt ans de sa vie en prison sans jamais cesser d’y croire.
Les plus grands artistes sont aussi animés par une foi indestructible, presque maladive, pour quelque chose d’immensément grand, qui les dépasse et qui rejoint une forme d’illumination religieuse. En chantant à l’opéra avec un niveau d’exigence aussi élevé, Natalie Dessay, se donne totalement pour un art, dont elle sait qu’il est beaucoup plus intéressant qu’elle-même. La foi qui l’anime sur une scène semble indiquer qu’elle n’est pas prête d’abdiquer du théâtre musical. »

Gilda par Françoise Fabian

« Comme Agnès dans « Les femmes savantes », Gilda est une jeune fille séduisante et pure, très surveillée par son père. Elle est la seule joie sur terre de ce bouffon difforme, lourde responsabilité qui pèse sur ses épaules.
La tragédie est inévitable lorsque Gilda tombe amoureuse d’un personnage frivole et qu’elle commence, inévitablement, à mentir à son père. Victime de son innocence et aveuglée par la découverte toute fraîche de la sensualité, elle est livrée à sa destinée malheureuse. Habituée à être cloîtrée, elle se retrouve absolument sans défenses face aux pièges du monde réel. Marchant dans les pas de Victor Hugo (« Le roi s’amuse »), Verdi n’épargne aucune souffrance à ce coeur simple. Les femmes chez Mozart savaient davantage se battre.
Gilda vit un déchirement. Son sentiment de culpabilité est très touchant : elle passe son temps à demander pardon à son père. Pardon de le faire souffrir, pardon d’aimer et même pardon de mourir. Comme Marion Delorme (Hugo encore), Gilda est rachetée par la sincérité de ses sentiments. C’est grâce à son amour filial, qu’elle gagne son paradis. Je suis impatiente d’entendre Natalie Dessay dans ce rôle. Sa voix est un théâtre pour l’oreille. »

Giulietta par Juliette

Shakespeare m’a toujours attiré, à cause du mélange des genres. L’humour lui chatouille toujours la plume, même au beau milieu d’une situation tragique. « Roméo et Juliette » ne fait pas exception à la règle. Quand Juliette se réveille de son long sommeil, dans le tombeau des Capulet, et qu’elle aperçoit la fiole de poison à côté du corps de son Roméo (c’est le cas de le dire) elle dit quelque chose comme : « Ah, le salaud, il ne m’en a pas laissé une goutte ! » Et, hop, elle se tue. Malgré ses quinze petites années, elle sait ce qu’elle veut, Juliette. En s’opposant à son entourage, en allant jusqu’à la mort, c’est une ado avant la lettre, à une époque qui n’a pas connu Françoise Dolto et pour qui l’adolescence était un passage, pas l’état de révolte permanente qu’on connaît bien.
Je vais sans doute vous décevoir, mais le prénom de Juliette m’a été donné à cause d’une tante de ma mère et pas du tout en référence aux Amants de Vérone. Je ne ressemble pas à la Juliette de Shakespeare parce que l’amour seul ne dirige pas ma vie. Juliette, c’est d’abord un couple, un beau couple, mais rien qu’un couple. Comme tout mythe qui se respecte, elle ne vieillira jamais et c’est tant mieux car on ne l’imagine pas crier « À table ! » pour faire accourir une demi-douzaine de mioches affamés.
Natalie Dessay me paraît faite pour Shakespeare. Car elle s’investit à fond dans son rôle, tout en gardant de la distance et de la fantaisie. Elle n’est pas d’un bloc. Elle est complexe. L’opéra se régale de ses multiples facettes. »

lucia di lammermoor par Fanny Ardant

Ce que j'aime dans Lucia de Lamermoor c'est que la folie nous préserve de la réalité quand celle-ci pourrait détruire ce que nous sommes vraiment. Atteinte au plus profond, l'héroïne se réfugie dans un monde où plus personne ne peut l'atteindre. Sombre tragédie, « Lucia » ? J'y ai toujours vu un opéra d'une grande clarté. Tellement clair qu'on a envie de s'envoler avec elle plutôt que de pactiser avec le monde réel. La folie permet d'échapper à la pesanteur, à la défaite, à la laideur. C'est la grâce accordée à ceux qui sont touchés par un grand malheur, que rien ne pourra réparer.
Lucia a du génie. Après n'avoir vécu que pour un amour fou, elle arrête le jeu, elle fige le cours des choses et rien ne se dégradera jamais. Elle « suspend » quand les autres ne parlent que de « bâtir ». C'est sa force, sa victoire et sa beauté.
Dans la production que j'ai vue à l'Opéra de Paris, Natalie Dessay m'a fait penser à un champion de boxe. Sa souplesse, sa puissance et son art de l'esquive m'ont éblouie. le grand boxeur, c'est celui qui esquive, pas celui qui frappe. Elle allège l'opéra du sanglot. Elle fait de Lucia une elfe.

      LES UNES DE NOVEMBRE 2007   
 

Une interview de Philippe Fénelon

La Chronique de Jacques Doucelin

Adieu Béjart, bravo Beaussant !

L’inaltérable jeunesse de West Side Story

Biographie de Benjamin Lazar

Biographie de Stefano Landi

Biographie de William Christie

Biographie de Jerome Robbins

Biographie de Leonard Bernstein

Choeur Arsys Bourgogne - De Haydn à Lenners

La Chronique de Jacques Doucelin

Albanel Dati même combat !

9ème Festival Massenet - Une Ariane bien entourée

Toulouse - Don Giovanni tel qu’en lui-même

CD : Récital d’airs d’opéras italiens consacré au bel canto par Natalie Dessay

Natalie Dessay selon six personnalités féminines célèbres

Sibelius, enfin !

Cité de la musique - Visions wagnériennes

concertclassic.com © 2007  
Contact - L'équipe - cgv billetterie - cgv DVD - Professionels - Revue de presse - La newsletter