Concertclassic.com
2000-2010, dix ans de
musique classique, vivante


Accueil
Contact

Régions
Festivals
Salles et Opéras
Paris et rp


A découvrir
Chroniques Doucelin
Comptes rendus
A la une


Danse
Opéra
Prochainement
Tarifs réduits


Texte
Plus de vidéos
Texte
A la une


Texte
DVD
Texte
Bons plans

AGENDA JOURNAL BILLETTERIE TV VIDEO NEWSLETTER
 

TARIFS REDUITS

Zémire et Azor de Grétry - Les Lunaisiens - Opéra Comique - 25,50 euros

Festival Quatuors à Saint Roch - Quatuors Ysaye, Ardeo, Psophos, Modigliani - Haydn, Brahms, Schumann, Schubert, Beethoven... - 17 euros

Concerts à la Sainte Chapelle - 22,50 euros

A RESERVER DES MAINTENANT

Rolando Villazon - Paul McCreesh, Gabrieli Consort - Haendel, Bach - Salle Pleyel - à partir de 96 euros

Festival de Radio France et Montpellier


Les prochains concerts dans votre ville :
Aix-en-Provence
Amilly
Ancy-le-Franc
Angers
Arles
Avignon
Beaugency
Cannes
Cantenac
Catllar
Chamerolles
Charenton le Pont
Clermont-Ferrand
Colmar
Corneilla de Conflent
Eus
Germigny-des-Prés
Hyères
Illkirch
Joué-lès-Tours
La Réole
La Riche
Les Pennes Mirabeau
Liège
Lorris
Luxembourg
Lyon
Maisons Alfort
Maisons-Laffitte
Marcevol
Margaux en Gironde
Marseille
Metz
Meung-sur-Loire
Molitg
Montargis
Montpellier
Mosset
Mulhouse
Nice
Orange
Orléans
Paris
Prades
Reims
Saint Chamond
Saint-Etienne
Saint-Michel de Cuxa
Salon-de Provence
Salses
Semur-en-Auxois
Simiane-la-Rotonde
Strasbourg
Sully-sur-Loire
Tonnerre
Toulouse
Tournon
Vernet-les-Bains
Versailles
Villefranche de Conflent

Rédacteur en chef : Alain Cochard
Recherchez dans tous les articles depuis 2000 >>   

     

     

31 Juillet 2007 - Saint-Céré, Glyndebourne-sur-Lot



Faut-il croire à l’effet du retour en masse des Anglais, ces dernières années, sur les terres du Sud-Ouest dont la Guerre de cent ans les avait chassés ? Toujours est-il que le Festival de Saint-Céré n’a plus rien à envier à celui de Glyndebourne, au sud de Londres, du moins pour la qualité de ses pique-niques ! Car nombreux sont les touristes sujets de Sa Majesté à fréquenter la principale manifestation lyrique du Lot munis de la fameuse panière de pique-nique made in England pour se mêler aux spectateurs continentaux.

Les deux principaux lieux de plein air du Festival de Saint-Céré possèdent, en effet, des espaces particulièrement propices au pique-nique : l’imposante citadelle rouge feu de Castelnau-Bretenoux offre au pied de ses remparts crénelés une vaste terrasse dominant la vallée de la Dordogne et le bijou Renaissance de Montal un havre de verdure intime à souhait. A noter que les organisateurs du festival ont à cœur d’ancrer plateaux-repas et sacs de gourmandises dans le riche terroir local, le foie gras aux figues et le cabécou voisinant avec la rasade de cahors : on ne rappellera jamais assez que Bacchus est à la fois le dieu du vin et de la musique.

La principale nouveauté du cru 2007 à Saint-Céré est La Traviata de Verdi mise en scène par le maître des lieux Olivier Desbordes et dont Dominique Trottein dirige une orchestration réduite de Philippe Capdenat. Laissons aux puristes coincés la joie d’en exprimer des regrets en feignant d’ignorer les règles du jeu de l’entreprise qui consiste, d’une part, à former et à mettre le pied à l’étrier à de jeunes professionnels et, d’autre part, à présenter des spectacles suffisamment légers pour partir en tournée dans une quinzaine de villes de l’Hexagone durant la saison hivernale d’Opéra éclaté (1). Ce qui ne nous empêchera pas de conseiller à la poignée de jeunes violonistes de ne pas tremper leur archet dans le vinaigre, le froid de la nuit et l’hygrométrie n’autorisant pas tous les dérapages…

On imagine mal dans la forteresse médiévale les décors archi-lourds, très Allemagne de l’Est, conçus pour la dernière Traviata du Palais Garnier. Ils y seraient aussi déplacés qu’immédiatement écrasés par la beauté de ces magnifiques lieux de plein air dont le public entend bien profiter : quelques fauteuils, une bouteille de champagne, un parterre de roses géantes pour figurer la serre du 2ème acte, un matelas enfin pour accueillir l’agonie de Violetta au dernier tableau. Quant à la direction d’acteurs, elle se doit de viser l’efficacité et la lisibilité de l’histoire, aucun surtitre ne devant défigurer la pierre centenaire. Olivier Desbordes a la sagesse de jouer la pédagogie et la clarté sans prise de tête.

Il sait que la jeunesse des interprètes constitue son atout majeur. Et ici Violetta, la soprano française Isabelle Philippe, et Alfredo, le ténor italien Andrea Giovannini , ont l’âge de leur rôle. Ajoutez que les voix sont belles, fraîches et agiles. Si la jeune dame aux camélias joue l’intériorité, son amoureux affiche toutes les caractéristiques du Méditerranéen extraverti, plastronnant de toute sa voix comme s’il était à l’Opéra Bastille ou aux arènes de Vérone ! Ca lui passera. Quant au père Germont incarné par Armand Arapian, il a décidément pris un coup de vieux comme José van Dam à Paris. Mais l’ensemble de la troupe est homogène dans son jeu comme dans son chant. Le chef a la rigueur qui lui permet de maintenir l’attelage en équilibre.

Si la tragédie se consomme dans l’enceinte rougeoyante du château de Castelnau, l’humour joliment décalé par Michel Fau du Bastien et Bastienne de Mozart se niche sans heurt dans le calcaire blanc de la cour Renaissance de Montal : un castelet, un rideau, deux fauteuils, une fontaine, trois moutons, une corde pour se pendre comme Papageno, et les arbres du jardin font le reste. C’est charmant et drôle, plein de réminiscences. En moins d’une heure et demie, la bergerie s’endort, tandis que le public gagne l’aire de pique-nique. Pas de doute, cette pièce d’un Mozart de 12 ans gagne à être chantée par des adultes : ici, le trio Bastien, Bastienne et le magicien Colas – Blandine Arnould, Raphaël Brémard et Jean-Claude Sarragosse, décidément prêt pour la grande carrière - quittent soudain leur statut de marionnettes pour accéder aux cœurs déchirés dont Wolfgang sait comme personne déchiffrer les intermittences. Trois petites notes, et voilà la mélancolie de la Comtesse des Noces de Figaro ; quant au faux suicide par pendaison de Bastien, il anticipe de façon incroyable celui de l’oiseleur de La Flûte enchantée. Conclusion : il n’y a pas de Mozart enfant !

Jacques Doucelin

La Traviata : Le 31 juillet 2007, puis les 10, 13 et 16 août, à 21h30, Château de Castelnau.
Bastien et Bastienne : Le 1er Août 2007, puis les 11 et 17 août, 20 h, Château de Montal ; 8 août, cloître de Souillac et 14 août, Cahors, 21 h.
Réservations : 05 65 38 29 08
Email : festival.saint-cere@wanadoo.fr

(1) Tournée nationale d’Opéra éclaté :
La Traviata : Cahors (8 janvier 2008), Carcassonne (9 janvier), Rodez (10), Odyssud à Blagnac (11 et 12), Dreux (17), Issoudun (19), Meaux (20), Gagny (26), Gap (31 janvier), Alès (1er et 2 février), Saint-Louis (5 février), Brest (8 et 9), Millau (13), Clermont-Ferrand (14) et Plaisir (15 février).
Bastien Bastienne : Toulouse (23 et 24 novembre 2007), Decazeville (25 novembre).

Vous souhaitez réagir à cet article ?

Photo : DR


      LES UNES DE JUILLET 2007   
 

Saint-Céré, Glyndebourne-sur-Lot

Musique à l’Empéri : Un parfum 1900

La Chronique de Jacques Doucelin

A propos d’une nouvelle salle

38ème Festival de Sceaux – Superbe coup d’envoi

Adieu Régine !

Interview de Roberto Alagna - Famille je vous aime

La Chronique de Jacques Doucelin

De l’entente du metteur en scène et du chef

concertclassic.com © 2007  
    Contact - L'équipe - cgv billetterie - Professionels - La newsletter