ACCUEIL AGENDA JOURNAL BILLETTERIE BONS PLANS NEWSLETTER TV VIDEO DVD
 
ACCUEIL

AGENDA
 A Paris (et rp)
 En région
 Salles, opéras
 Festivals



TARIFS REDUITS

Zémire et Azor de Grétry - Les Lunaisiens - Opéra Comique - 25,50 euros

Cantates de JS Bach - Ensemble Akademia, Françoise Lasserre - Eglise Saint-Roch - 37 euros

Festival Quatuors à Saint Roch - Quatuors Ysaye, Ardeo, Psophos, Modigliani - Haydn, Brahms, Schumann, Schubert, Beethoven... - 17 euros

Concerts à la Sainte Chapelle - 22,50 euros

A RESERVER DES MAINTENANT

Rolando Villazon - Paul McCreesh, Gabrieli Consort - Haendel, Bach - Salle Pleyel - à partir de 96 euros

Missa Solemnis de Beethoven - Cathédrale Notre-Dame de Paris - à partir de 20,50 euros

Festival de Radio France et Montpellier


Les prochains concerts dans votre ville :
Aix-en-Provence
Amilly
Ancy-le-Franc
Angers
Arles
Avignon
Beaugency
Cannes
Cantenac
Catllar
Chamerolles
Charenton le Pont
Clermont-Ferrand
Colmar
Corneilla de Conflent
Eus
Germigny-des-Prés
Hyères
Illkirch
Joué-lès-Tours
La Réole
La Riche
Les Pennes Mirabeau
Liège
Lorris
Luxembourg
Lyon
Maisons Alfort
Maisons-Laffitte
Marcevol
Margaux en Gironde
Marseille
Metz
Meung-sur-Loire
Molitg
Montargis
Montpellier
Mosset
Mulhouse
Nice
Orange
Orléans
Paris
Prades
Reims
Saint Chamond
Saint Julien Beychevelle
Saint-Etienne
Saint-Michel de Cuxa
Salon-de Provence
Salses
Semur-en-Auxois
Simiane-la-Rotonde
Strasbourg
Sully-sur-Loire
Tonnerre
Toulouse
Tournon
Vernet-les-Bains
Versailles
Villefranche de Conflent

Rédacteur en chef : Alain Cochard
Recherchez dans tous les articles depuis 2000 >>   

     

     

21 Mai 2007 - La Chronique de Jacques Doucelin

Traiter la musique comme les musées



Les craintes d’un dépeçage du ministère de la Culture étaient donc vaines. Dont acte. Cerise sur le gâteau : c’est une femme qui succède à Renaud Donnedieu de Vabres rue de Valois, ce qu’on n’avait plus vu depuis la nomination à ce même poste de Catherine Tasca et de Catherine Trautmann. Agrégée de lettres, femme de plume, ancienne du cabinet de Jacques Chirac à l’Elysée, Christine Albanel va donc quitter la présidence de l’Etablissement public du domaine de Versailles. Le monde des arts plastiques et du patrimoine n’ont plus guère de secrets pour elle. Le soixantième anniversaire du Festival de Cannes qui bat son plein lui donnera sans nul doute l’occasion de s’immerger dans le 7ème art.

Avant de rendre ses premiers arbitrages dans le domaine de la musique, souhaitons qu’elle sache s’entourer de personnes désintéressées et compétentes et qu’elle n’écoute surtout pas les beaux parleurs qui, comme chacun sait, ne sont pas les payeurs, et qui ont accoutumé de faire avancer leurs pions personnels dans les couloirs du ministère où on les croise plus fréquemment qu’à leur poste de commandement ! Sur fond de procès avec l’architecte constructeur de la Cité de la Musique, il va y avoir des décisions à prendre sur la construction de nouveaux auditoriums symphoniques, tant à La Villette que dans l’enceinte de Radio France.

L’expérience versaillaise de Christine Albanel lui aura du moins fourni l’exemple d’une institution musicale parfaitement intégrée à son lieu et à sa fonction avec le Centre de Musique Baroque de Versailles implanté dans l’Hôtel des Menus Plaisirs. En effet, les racines scientifiques de la mise en valeur du patrimoine musical versaillais s’ancrent dans le CNRS, accueillant chercheurs et étudiants français et étrangers. Le système informatique Philidor permet à tous les internautes de l’univers musical de trouver renseignements et partitions originales. Pour les mettre en valeur et animer les lieux qui ont vu la création de ces chefs-d’œuvre (Chapelle et Opéra Royal) des interprètes vocaux sont formés sur place, des concerts réguliers organisés ainsi qu’un festival annuel consacré à l’un des grands compositeurs versaillais. A l’édition de partitions s’ajoute ainsi celle de nombreux disques. C’est ce qu’on appelle un ensemble cohérent qui réunit dans un lieu mis en valeur chercheurs, musiciens interprètes et public.

Celle qui a pu mesurer de son poste d’observation l’impact de la gratuité, même partielle, des musées pourrait, à très peu de frais, mener une politique en direction du jeune public de la musique. Si les JMF ont réalisé un vrai miracle au lendemain de la guerre, en préparant le terrain pour l’essor du 33 tours et de la politique musicale mise en place par Malraux et Landowski à la fin des années 60, elles ne correspondent plus aux besoins de la société actuelle. Ce que prouve bien le fait que TOUTES les institutions musicales de l’Hexagone, les Opéras comme les Orchestres nationaux, ont éprouvé l’impérieux besoin de créer leurs propres services « Jeune public » en relation avec les rectorats et les établissements d’enseignement général.

De l’Orchestre de Paris à ceux de la Radio, en passant par l’Opéra de Paris, le Théâtre des Champs-Elysées ou le Châtelet, le Capitole de Toulouse ou l’Opéra du Rhin, tous veillent à susciter une relève de leur public en sensibilisant, souvent avec l’aide du mécénat privé, les jeunes issus parfois de zones dites sensibles. Les résultats sont prodigieux et suffisent à justifier les subventions que la puissance publique alloue à ces institutions. Pourquoi l’Etat, en l’espèce le ministère de la Culture via sa Direction de la musique, ne prendrait-il pas la responsabilité d’unifier ces initiatives parcellaires en organisant, une ou deux fois par an, des concerts globaux pour les jeunes dont l’éclat attirerait l’attention des médias audiovisuels ? Un Pierre Boulez, un Georges Prêtre, un Jean-Claude Casadesus, un Michel Plasson, un Serge Baudo, voire, venu de l’étranger, un Colin Davis seraient tout disposés à diriger l’Orchestre des cadets du Conservatoire de Paris ou d’ailleurs dans un Zénith ou dans un Palais des sports.

L’argent ne serait pas un problème dès lors qu’il y aurait diffusion en direct à la télévision : comme un match de foot !

Jacques Doucelin

Vous souhaitez réagir à cet article ?

Les autres chroniques de Jacques Doucelin

Photo : DR


      LES UNES DE MAI 2007   
 

La Chronique de Jacques Doucelin

Traiter la musique comme les musées

Lohengrin comme si vous y étiez

Une interview de Mireille Delunsch : Elsa enfin

Beethoven partagé - « Piano Passion » à Saint-Etienne

La Chronique de Jacques Doucelin

Dialogue de l’éternité et du futur

concertclassic.com © 2007  
    Contact - L'équipe - cgv billetterie - Professionels - La newsletter