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119 euros en 1e cat.
(au lieu de 157 euros)
Opéra Bastille

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Prokofiev et Chostakovitch
de 12 à 17,50 euros
Salle Pleyel

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Rameau : Dardanus
Ens. Pygmalion

44 euros en 1e cat.
(au lieu de 85 euros)
Opéra royal de Versailles

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Didone Abandonnata
Hofkapelle Munchen

38 euros en 1e cat.
(au lieu de 75 euros)
Opéra royal de Versailles

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Opéra :
Don Pasquale
de Donizetti

de 63,50 à 125 euros
Th. des Champs-Elysées

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Vivaldi par l'Ensemble Baroque de Limoges
19 euros
(au lieu de 25 euros)
Th. des Champs-Elysées

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Festival Quatuors
à Saint-Roch

17,50 euros
(au lieu de 20 euros)
Eglise Saint-Roch

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Karita Mattila
(soprano)
Airs de Strauss, Brahms, Debussy...

33 euros en 1e cat.
(au lieu de 64 euros)
Salle Pleyel



Wiener Philharmonic
Th. des Champs-Elysées

- - - - - - - - - - -
Rigoletto de Verdi
Opéra Bastille

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Didon et Enée
Les Arts Florissants
Opéra Comique




Chorégies d'Orange
2012


La Bayadère
(ballet)

Opéra Bastille


Philippe Jaroussky
Th. des Champs-Elysées


Barbier de Séville
de Rossini

Opéra Bastille


Angela Gheorghiu
(soprano)

Salle Pleyel




Rédacteur en chef : Alain Cochard
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23 Janvier 2006 - La Chronique de Jacques Doucelin

Couacs dans l’année Mozart !


Quinze ans juste séparent la célébration du 200ème anniversaire de la mort de Mozart du 250ème anniversaire de sa naissance : la vague d’enthousiasme suscitée par le premier n’a pas eu le temps de retomber. Tant mieux ! D’ailleurs Mozart est dans l’esprit du temps : sans doute avez-vous entendu certains docteurs médiatiques invoquer cet argument pour expliquer la « mozartomania » ambiante. Sans toutefois aller jusqu’à la justifier. Vous ne le répéterez pas, mais j’ai comme l’impression que la société occidentale est parvenue à un point de tension qui rappelle les convulsions qui bouleversaient le monde où Mozart tentait de vivre en pratiquant la danse sur le volcan.

Les radios généralistes ont soudain découvert - non sans effroi, car c’est toutes leurs échelles de valeurs qui se cassaient la figure ! – que les ventes de disques de Mozart arrivaient - quelle horreur ! - en deuxième position, juste après la petite culotte de Madonna. Ils ont tellement répété, après les politiques de tout poil, que la culture - la vraie – était réservée à une élite d’abord parce qu’elle est ennuyeuse, qu’ils en avaient oublié l’essentiel : c’est que c’est d’abord son prix prohibitif qui coupe la culture des masses. Dès qu’elle devient abordable matériellement, comme c’est le cas de l’intégrale Mozart proposée par Brilliant classics, tous ceux qui le souhaitent se précipitent. Et ils ont bien raison. On ne les force pas.

Encore que… certains petits malins ont décidé de jouer avec Wolfgang un jeu médiatique peu délicat. Je parle de cette publicité télévisée qui n’a pas échappé à votre vigilance mozartienne : une voix impérieuse annonce qu’on a enfin accès à la version définitive du Requiem. De Mozart bien sûr, le morceau classique le plus populaire après le Boléro de Ravel : le marketing musical ne prend pas de risque, surtout dans les étranges lucarnes !

De quoi s’agit-il ? D’une banale escroquerie comme lorsqu’on vous vante les mérites d’un yaourt sans lait. L’objet – un disque – propose le Requiem de Mozart sous la direction de Jean-Claude Malgoire : il y a pire, encore qu’il aurait pu mieux choisir ses choristes…La merveille vient en dessert sous la forme d’un Libera me qu’un certain Sigismund Neukomm, Salzbourgeois élève des frères Haydn, aurait écrit pour compléter le chef-d’œuvre de Mozart lors de la première audition du Requiem à Rio en 1819. J’ai écouté la merveille et n’y ai entendu que la reprise fidèle et dévote d’extraits de pièces antérieures de Mozart et d’abord de citations du Requiem. Pas question d’instruire un procès en plagiat : ce délit n’existait pas alors. Et là n’est pas le problème : un musicien de troisième zone a simplement voulu se faire mousser avec les plumes du paon en 1819. Tout cela n’a aucun intérêt ni historique, ni musicologique. Ce qui est moins reluisant, c’est que quelqu’un, à qui l’on doit par ailleurs d’excellentes choses, se soit abaissé à tenter un « coup » de pub sur le compte de ce malheureux Mozart, histoire de rentabiliser son fond de commerce constitué de musiques anciennes d’Amérique Latine. Faut tout de même pas prendre les enfants de Mozart pour des canards sauvages ! Vous voilà prévenus.

Sur Arte, on a entendu d’excellentes voix autorisées, de Nikolaus Harnoncourt à Mme Geneviève Geffray, cette musicologue Française qui veille sur les trésors du Mozarteum et a merveilleusement traduit toute la correspondance de Mozart en français. D’autres s’y sont un peu égarés. C’est le cas du directeur de l’Opéra de Paris qui a affirmé sans nuance que les Français n’avaient pas évolué dans leur appréciation de Mozart depuis 1778, année de la dernière apparition de Wolfgang dans notre capitale. Il est dommage que la Bibliothèque de l’Opéra dont le fonds est notoirement très riche n’ait pas fait parvenir à Gerard Mortier les ouvrages de Wyzewa et Saint-Foix, Jean et de Brigitte Massin ou de Jean-Victor Hocquard qui eussent éclairé sa lanterne.

Jacques Doucelin

Lire la précédente Chronique de Jacques Doucelin Enfin un auditorium à Paris !

Photo : DR


      LES UNES DE JANVIER 2006   
 

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