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Pas de panique ! Tous les festivals ne sont pas annulés. Même si un vent de panique générale s’abat sur l’été 2003, les prémices d’un avenir meilleur sont là. La musique classique, moins touchée que d’autres, semble relever la tête.
A commencer par des rendez-vous incontournables comme Aix-en-Provence, où le préavis de grève a été levé jeudi 3 juillet, et les Chorégies d’Orange. « Notre directeur R. Duffaut a passé de longues heures à dialoguer avec les techniciens. Ils ont pris conscience qu’une représentation annulée entraîne l’annulation pure et simple du festival l’année d’après. La recette de billetterie d’une soirée équivaut au montant des subventions pour une saison. Ils voulaient sauver leur métier pour l’année prochaine et ont décidé de reprendre les répétitions » explique C. Chaunu, directrice de la communication du festival.
Pour ceux qui n’emploient pas d’intermittents (c’est par exemple le cas de Prades et Beaune) ou dont le recours aux techniciens est très limité (comme les festivals de musique de chambre), pas de menace à l’horizon. D’autres continuent de croiser les doigts, soit parce que les solistes sont étrangers (festival de piano de la Roque d’Anthéron), soit parce qu’ils font appel à une structure de techniciens indépendante (Les Nuits de Quimper), soit parce qu’ils ont lieu tard et espèrent que le mouvement se sera tassé (La Chaise Dieu).
L’expectative pèse pourtant sur de nombreux festivals : ainsi, le sort du Festival de Radio France et Montpellier ou des Nuits de Fourvière à Lyon peut basculer à tout moment. Mais l’optimisme regagne du terrain.
Pauline Garaude
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