13 Juin 2002 - Dans la famille Järvi, voici le fils Paavo dans la 3e symphonie de Mahler
Nous l’avons déjà écrit et le répétons volontiers : nous préférons le jeune chef d’orchestre estonien Paavo Järvi à son père Neeme. Plus analytique et plus réfléchi que ce dernier, le fils compte vraisemblablement parmi les grands chefs de sa génération, bien que son arbre généalogique encombrant l’ait un peu marginalisé. Si le chef brille bien évidemment dans le répertoire dit nordique, s’il est incontestablement l’un des meilleurs ambassadeurs des partitions de Sibelius ou de Pärt, le musicien sait également se faire remarquer dans les opus mahlériens. Nous gardons le souvenir ému d’une neuvième de Mahler au Théâtre des Champs-Elysées dirigée par Paavo. C’est dire à quel point nous attendons son interprétation de la troisième à la tête de l’Orchestre National, d’autant plus que la Basilique de Saint-Denis devrait se prêter parfaitement à cette œuvre magistrale et monumentale – la plus longue qu’ait écrit Mahler –, composée de deux parties et de six mouvements. Avec le Chœur et la Maîtrise de Radio France et la mezzo-soprano Eva Podles.
Théâtre des Champs-Elysées, le 13 juin. Festival de Saint-Denis, le 14 juin.