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Hélène Grimaud, la trentaine passée, est déjà célèbre pour ses qualités musicales mais aussi pour son engagement envers les loups. Ces deux activités qu’elle mène tambour battant sont le reflet de cette pétillante personnalité : elle affirme bien volontiers que « le rôle de l’artiste est de témoigner de la capacité du beau à racheter l’espèce humaine ». Belle et noble idée qu’exprimait de grands artistes du début du siècle mais qui se fait rare aujourd’hui, effritement des idéologies oblige. Sa sensibilité musicale est depuis plusieurs années portée vers par Rachmaninov et Brahms dont elle affine l’interprétation avec le temps : jeu fluide, couleur étincelante, fraîcheur du ton rendent ces concerts très prisés, à juste titre.
Le 29 avril, elle se rendra au Théâtre des Champs-Elysées pour un récital autour de la sonate n°3 de Brahms, de la n°17 de Beethoven et la « Fantasia on an Ostinato » de Corigliano. Ce dernier, compositeur américain né en 1938, témoigne de l’intérêt qu’Hélène Grimaud porte pour les Etats-Unis où elle vit. Artiste maintes fois récompensé dans son pays, le succès de ses œuvres lui a fait prendre le chemin remarqué du cinéma (le violon rouge).
Théâtre des Champs-Elysées, le 29 avril 2002.
Photo : D.R.
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