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De retour de la Route de la soie, le violoncelliste Yo-Yo Ma (photo ci-contre) propose une série de concerts à Lyon et Paris avec des artistes de cette région du monde. Ces concerts sont le fruit d’un projet qui lui tenait particulièrement à cœur : poursuivre les recontres musicales et humaines que la Route de la soie a permises depuis plusieurs millénaires.
Yo-Yo Ma a toujours été animé par une grande curiosité à l’égard du monde qui l’entoure. Passer d’un genre musical à l’autre lui est même salutaire. Loin des expériences marketing « cross-over », celle de Yo-Yo Ma est de l’ordre du prioritaire dans la vie d’un homme. S’il reconnaît que pour ce projet la rentabilité est loin d’être atteinte, il était vital pour lui que ces musiciens se rencontrent. Participer à l’histoire de la musique et à son évolution l’anime profondément, contre la mise en musée de ces musiques asiatiques. La rencontre avec le monde occidental se fait de manière saine, sachant que « l’échange s’engage plus facilement si l’on sait ce que l’autre tient pour précieux ». C’est à l’occasion de ces différents voyages et rencontres que cette idée lui est venue. Là, il s’est rendu compte de la richesse musicale et à découvert une autre notion des répertoires musicaux, moins stricte qu’en Occident. Il a donc réuni un certain nombre d’artistes et entame avec eux une tournée internationale. Le projet The Silk Road Ensemble a démarré en Asie où l’on a pu entendre de la musique classique et extrême-orientale. Chaque musicien jouera sa musique, de la musique traditionnelle perse à la musique contemporaine chinoise (luth chinois et piano préparé), des chants mongols jusqu’au Trio de Ravel.
En avant-concert, Yo-Yo Ma donnera une prestation avec l’Orchestre national de Lyon sous la direction de David Robertson (photo ci-contre). Ce concert sera consacré à des œuvres inspirées par le voyage : « Le Chant du Rossignol » de Stravinsky, inspiré par l’exotisme chinois, « Tout un monde lointain » de Dutilleux, d’après des vers de Baudelaire chez qui le thème de l’évasion est récurrent et « Le Chant de la terre » de Mahler où l’on retrouve des vers chinois. Avis aux baroudeurs musicaux ! Auditorium de Lyon, du 4 au 7 avril. Cité de la musique, à Paris, les 9 et 10 avril.
Christophe Cornubert
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