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C’est au piano que Daniel Barenboïm a acquis sa réputation dès le premier âge mais c’est à la baguette que son talent s’exerce aujourd’hui de plus en plus. A vingt ans, sa passion pour le piano rencontre celle de la direction d’orchestre et depuis, les deux se fondent intimement. Du récital solo à la direction de concertos pour piano, il a gardé les deux casquettes. Certes ses responsabilités successives de chef d’orchestre de l’Orchestre de Paris, de celui de Chicago et aujourd’hui du Staatsoper de Berlin l’oblige à être plus souvent face à l’orchestre que parmi celui-ci. D’autant que son intérêt pour les opéras va en grandissant et qu’enregistrements et concerts se succèdent alertement.
Le récital que Daniel Barenboïm donnera le 25 février (avec Beethoven et Albeniz au programme) pourrait vite devenir un événement si ce dernier s’investit comme il sait le faire aujourd’hui à la baguette. Difficile, en effet, de concilier, avec la même réussite, ces deux rôles. Daniel Barenboïm reste cependant un artiste particulièrement doué et dont le large répertoire est maîtrisé avec une rare constance. Figures majeures du piano, ses interprétations de Beethoven, Mozart, Schubert ou Liszt sont absolument captivantes. Nous ne pouvons qu’être exigeants avec cet artiste qui nous a habitués au meilleur, et dont la forte personnalité marque notre époque. Théâtre du Châtelet, le 25 février.
Christophe Cornubert
Photo : D.R./Warner
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