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Imaginez l’Italie musicale au XVIe siècle. Le madrigal (chant profane) était à son plein épanouissement dans tout le pays. Monteverdi, Gesualdo avait porté le genre à son apogée. A l’époque, le chant était en position prédominante et les instruments n’étaient là que pour servir les voix. Mais à la fin du siècle, la place de l’instrument changea. On commençait à composer des pièces pour instrument seul et à organiser des concerts sans choriste. Les partitions pour instrument étaient autant travaillées que celles pour la voix, contrairement au rôle d’accompagnement auquel était assigné l’instrument auparavant. Cette Renaissance instrumentale s’opéra par la virtuosité de l’exécution. Cette notion n’étaient donc pas synonyme de technicité gratuite mais de libération profonde.
Plusieurs figures ont marquée de leur empreinte cette époque ; Dario Castello fut remarqué par la complexité de ses compositions ; G.B. Buonamente exporta ce style de la monodie instrumentale à Vienne ; l’œuvre de Sammartini suit l’évolution de cette période où l’on ajoutait des instruments au fur et à mesure, tout en construisant des formes propres aux instruments (concertos, symphonies composées de trois mouvements) ; enfin, le prêtre roux, Vivaldi, donna ses lettres de noblesse à ce genre musical. Ces trois concerts seront donnés par l’un des quatre meilleurs ensembles italiens « Il Giardino Armonico » sous la direction de Giovanni Antonini. Nous aurons donc la chance de revivre ce moment palpitant de l’histoire musicale grâce au doigté de ces musiciens, que l’on retrouve souvent en solistes sous la baguette de Nikolaus Harnoncourt, Gustav Leonhardt ou Jordi Saval.
L’Arsenal de Metz le 2 février. Théâtre du Palais Royal de Paris le 4 février. Salle Pasteur de Montpellier le 5 février.
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