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On a beaucoup parlé de la mise en scène de « Rodelinda » de Handel par Jean-Marie Villégier au festival de Glyndebourne en 1998. A l’heure où elle vient au Châtelet, cette production semble plus focaliser l’attention sur la mise en scène que sur l’œuvre elle-même ou son interprétation. Il est vrai que les lumières dressent à merveille les personnages et la scène, recréant parfaitement une sensation de pesanteur, de lutte pour le pouvoir. Il faut aussi reconnaître que les artifices utilisés par Jean-Marie Villégier sont particulièrement efficaces et subtiles, avec une touche d’humour bienvenue.
Mais parlons aussi de la musique ! L'interprètation de l’Orchestre of the Age of Enlightenment sous la baguette de William Christie, en 1998, explosait littéralement, décortiquant l’œuvre avec vivacité et pertinence. Depuis cette époque, la direction d’orchestre de William Christie est à son meilleur niveau. Ce dernier retrouvera pour notre plus grand plaisir le même orchestre avec, à deux interprètes près, la même distribution, dont Andreas Scholl le « contre-ténor des limbes ». Le 29 janvier et les 1er, 4 et 7 février.
Théâtre du Châtelet
Photo : Mike Hoban.
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