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Quels souvenirs vous réveillez, Monsieur Doucelin !
Permettez moi de vous remercier et de vous féliciter pour l'idée de cette chronique, qui a l'atout de rendre justice à un critique hélas effectivement trop décrié par bien des ignorants, à qui l'on pourrait surtout reprocher de ne point l'avoir connu.
J'ai eu la grande chance de le rencontrer assez souvent, quand étudiant à Paris, je me rendais au siège des Jeunesses Musicales de France, sises alors rue de La Boétie, dans un étage de l'immeuble de la Salle Gaveau, lorsque j'étais " délégué " des JMF dans mon Ecole. (…) Vous dire les après-midi que j'ai passées à l'écouter… ma formation musicale n'en a pas souffert !
J'adhère par ailleurs pleinement à vos propos concernant l'évolution de la critique musicale d'aujourd'hui : en lisant les trois volumineux ouvrages de Henry-Louis De La Grange consacrés à Gustav Mahler, je n'ai pu manquer de m'étonner de la différence entre les critiques de concerts de l'époque et celles des critiques d'aujourd'hui. Celles de cette époque n'étaient pas les " peaux de chagrin " d'aujourd'hui que vous dénoncez à juste titre. Merci :
vous apportez ici la réponse à mon interrogation ; mais, ne sachant à qui poser la question, je n'étais pas loin d'en fournir, sans doute moins précisément que vous, des explications du même ordre.
Si comme vous l'affirmez, les " musicologues " sont devenus les nouveaux relais de la critique d'hier, on ne peut que regretter parfois leur incapacité à torpiller certains interprètes. Et l'on peut se demander si leur jargon spécialisé n'est pas leur façon de cacher leur insuffisance… j'allais dire leur ignorance ! Pour ma part, si l'on ne peut hélas remplacer un critique disparu, je me plais à la lecture des papiers d'André Tubeuf… , lui aussi trop souvent dénigré par les mêmes.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet que vous évoquez. (…)
Bien cordialement,
Christian VIGUIE
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