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J'attends avec impatience chaque chronique de Monsieur Doucelin : ses sujets sont pertinents, les chroniques sont bien écrites, bien construites, le propos toujours argumenté et solidement documenté. Bref il sait de quoi il parle et il en parle plutôt bien.
Je trouve aussi que ses chroniques donnent à réfléchir, même en ne partageant pas forcément tout ce qui y ait dit. Pour ma part, j'y trouve beaucoup d'informations et beaucoup de plaisir a voir formulées des réfléxions faites après bien des spectacles auxquels j'ai assisté.
Ce plaisir n'est pas récent car étant une " vieille " adepte de l'opéra et j'ai toujours eu beaucoup de plaisir à lire les critiques du Figaro lorsque c'était lui qui les signaient.
Mais qu'arrive-t-il aujourd'hui à Monsieur Doucelin ? Déjà j'avais eu une inquiétude en lisant sa chronique relative aux " Folles journées de Nantes ", mais son papier sur " Cadmus et Hermione " est un sommet dans la mauvaise foi et l'arbitraire ! Et il intitule son papier " Non aux Ayatollahs en tout genre ! ". Monsieur Doucelin devrait s'offrir un miroir !
Il affirme, il tranche, mais quels sont ses arguments ? ils sont pour tout dire inexistants :
• " cela pouvait passer pour un tic, voire pour une coquetterie adolescente." La belle affaire ! C'est dire : " Ils sont jeunes, on peut leur pardonner"... Mais MM. Lazar et Dumestre ont déjà fait leurs preuves et supportent aisément la comparaison avec nombre de metteurs en scène ou de directeurs musicaux chevronnés ;
• " Car les sectaires de la bougie recrutés par Eugène Green me rappellent fâcheusement ces partisans du retour à la nature, qui par opposition au mode de vie américain, s’opposent à tout recours aux antibiotiques, condamnant par là même leurs enfants à une mort certaine." Monsieur Doucelin me donne des frissons... que n'ais-je risqué ? mais cela doit être de l'humour...
• " Car si la mise en scène signifie bien direction d’acteurs, Benjamin Lazar se contente ici d’imposer aux chanteurs une gestique stéréotypée sortie tout droit de grimoires poussiéreux, plus ridicule qu’expressive " : les bras m'en tombent... et je n'ai plus qu'une seule pensée qui me fait rougir : " Monsieur Doucelin n'aurait-il pas vu le spectacle dont il parle ? ".
Ainsi arrivée à la fin de la lecture de sa chronique, il me semble que c'est bien la seule explication plausible. J'ai vu à sa création, et revu, " Athys " et il est évident que si on peut admirer aujourd'hui le travail de Lazar et Dumestre, c'est parce qu'il y a eu " Athys ". Mais ce qu'ils nous proposent est un autre enrichissemnt du travail sur le Baroque que soutient si bien Monsieur Beaussant. Ce qu'ils réalisent est tout autant admirable que le fut la production d'" Athys ". C'est une nouvelle révolution et je souhaite que l'avenir nous apporte beaucoup d'autres " enfants " de Lazar et Dumestre.
Martine Mitteau
L’article de Jacques Doucelin
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