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Une Tosca de plus ? Oui, mais comme Vérone sait les monter, en grande pompe, avec des costumes somptueux et une direction d’acteur très approximative. Peu importe, on thésaurisera ce spectacle de routine pour le Cavaradossi d’Alvarez, commencé en voix assez fermée, mais qui dispense passé son premier duo tous les ors de son instrument. La Tosca tigresse de Fiorenza Cedolins tient seulement certaines de ses promesses : la voix s’est voilée, elle ne possède pas, euphémisme, la plus belle ligne du monde, chantée un peu en dessous c’est entendu, mais l’actrice a du caractère, une grande présence dramatique et évite la vulgarité alla Malfitano. Il est peut-être trop tard pour cet énième Scarpia de Raimondi ; mais même parlé, ce Barone impressionne durablement. Direction stylée mais assez relâchée de tempo de Daniel Oren qui soigne l’orchestre de Puccini, en fait entendre les tentations chambristes et accompagne très soigneusement ses chanteurs. Tosca comme on la monte avec les moyens d’aujourd’hui. Il paraît qu’il faut s’y faire.
Jean-Charles Hoffelé
Fiorenza Cedolins, Marcello Alvarez, Ruggero Raimondi, Marco Spotti, Chœur et Orchestre des Arènes de Vérone, Daniel Oren. Mise en scène : Hugo de Ana (2006)
TDK DVWW OPTOV (distr. Intégral)
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