ACCUEIL

 

CONCERTS

   A Paris (et rp)
   En région
   Salles, opéras
   Festivals
 

JOURNAL

 

VIDEOS

 

BONS PLANS

 

NEWSLETTER

 

RESERVEZ
VOS PLACES

 
  Art sacré à Antibes
 
  Nathalie Stutzmann (contralto) / Inger Södergren (piano) / Schubert : Le Chant du cygne / 26,5€
 
  Mahler : Symphonie n°4 / Salle Pleyel / 1ère catégorie / 33€
 
  JS Bach / Messe en si mineur / TCE / 1er balcon
 
  Récital Nikolaï Lugansky / Chopin, Rachmaninov, Janacek / TCE / 1er balcon
 
  Rhapsodie hongroise pour piano de Liszt / Denis Pascal / Salle Gaveau
 
  Chorégies d'Orange / La Traviata / H. Grimaud
 
  Tous les billets
  Mon panier
 

DVD



Les prochains concerts dans votre ville :
Aix-en-Provence
Angers
Antibes
Arles
Avignon
Beauvais
Bellac
Beynes
Bordeaux
Bourges
Brest
Cachan
Cannes
Chalette-sur-Loing
Châtenay-Malabry
Chaville
Chevilly-Larue
Choisi-le-Roi
Clamart
Colmar
Compiègne
Conflans-sur-Loing
Corbeil Essonnes
Corquilleroy
Dijon
Douai
Elancourt
Enghien
Enghien-les-Bains
Epinal
Evry
Firminy
Fontenay aux Roses
Franconville
La Riche
Le Mans
Le Perreux
Les Lilas
Les Pavillons-sous-Bois
Les Ulis
Lille
Limoges
Lyon
Maisons Alfort
Maisons-Laffitte
Marseille
Massy
Metz
Mulhouse
Nanterre
Nantes
Nice
Orange
Orléans
Paris
Pont-à-Mousson
Reims
Rungis
Saint-Amant-de-Boixe
Saint-Cosme
Saint-Germain-en-Laye
Saint-Junien
Sarrebourg
St-Maur
St-Priest
Strasbourg
Suresnes
Toulouse
Tournon
Tours
Ussel
Vallauris
Vanves
Vélizy-Villacoublay
Versailles
Veyrins-Thuellin
Vichy
Villefranche-sur-Saône
Villejuif
Vimory
Vincennes
Vitry-sur-Seine
Yvré l'Evèque

Rédacteur en chef : Alain Cochard
Recherchez dans tous les articles depuis 2000 >>   

     

     

21 Juillet 2007 - Torre del Lago - Compte-rendu : Naufrage à Torre del Lago



Le Festival lyrique de Torre del Lago, célèbre depuis cinquante trois ans la mémoire de Giacomo Puccini, l'enfant du pays qui s’installa sur les rives du lac Massaciuccoli afin d'y trouver l'inspiration et d’y pratiquer la chasse et la pêche. Autrefois défendu par les plus grandes gloires du chant, de Gigli à Corelli, en passant par Olivero, Scotto, Domingo ou Carreras, ce rendez-vous estival est devenu avec le temps une scène provinciale de qualité artistique aléatoire, qui s’adresse davantage aux touristes qu'aux puristes.

Difficile en effet de ne pas s'indigner à l'écoute de cette Tosca "dirigée" par Keri Lynn Wilson, réglée par Mario Corradi, dans des décors du plasticien Igor Mitoraj. La présence dans la fosse de la prétendue chef est un premier signe alarmant de la politique du lieu. Comment peut-on faire appel à une musicienne aussi incompétente, autant dépassée par la partition, incapable de donner une attaque, de garder un tempo, de tenir ses troupes, ou d'insuffler une quelconque idée à ce drame ? Passant son temps à mouliner dans le vide, son travail tient davantage du mime que de la direction d'orchestre - d'autant que l'acoustique épouvantable n'arrange rien.

Le nom de Marcello Giordani dans le rôle de Mario Cavaradossi était plutôt rassurant, mais hélas le ténor, indisposé, n'a sauvé la soirée qu'au prix d'efforts considérables. Giorgio Surian, souvent programmé à Pesaro par le passé, interprète Scarpia sans grande conviction d'une voix courte et serrée, insuffisamment mordante qui ne lui permet pas de s'imposer dans ce personnage de monstre froid.

Seulement connue dans cette région de la péninsule, Antonia Cifrone, fait d'abord illusion, le premier acte étant plutôt dans les cordes de son soprano d'essence lyrique, l'actrice s'avérant de surcroît correcte. Au second, sa Tosca chahutée par une tessiture accidentée, s'effondre et la voix grelottante qui lui reste au moment du meurtre du baron, après un "Vissi d'arte" sans ligne et sans appui, devrait la persuader d'abandonner le rôle. Sur la scène, quelques icônes d'inspiration orthodoxe (au 1), un lit à baldaquin (au 2) et une terrasse inclinée (au 3) situent l'action, mais le spectacle sombre dans le ridicule et provoque l'hilarité générale lorsque la pauvre Floria se retrouve propulsée sur le lit où Scarpia s'apprête à la violer et rebondit malencontreusement. Retirant l'énorme épingle à cheveux qui retient son chignon, elle conçoit bien trop tôt son crime ce qui atténue l'impulsivité de son geste. Elle s'installe avec une attention particulière au creux du lit, décolleté et jambes ouvertes, faussement offerte à son bourreau et, telle Sharon Stone dans « Basic instinct », transperce ce dernier de toutes ses forces ! Consternant. François Lesueur

Puccini : Tosca – Torre del Lago, le 21 juillet 2007

Vous souhaitez réagir à cet article ?

      LES ACTUALITES DE JUILLET 2007   
 

Vos réactions : La critique du Trouvère

DVD : L’enlèvement au Sérail de Mozart

DVD : Rafael Kubelik, un portrait

Orange - Compte-rendu : Un Trouvère pépère…

Vos réactions : A propos d’une nouvelle salle

Torre del Lago - Compte-rendu : Naufrage à Torre del Lago

Aix-en-Provence - Compte-rendu : Des morts bien vivants

Bordeaux - Compte-rendu : Echos du Concours de Quatuor

Vos réactions : Viol sous Voile

DVD : Tristan und Isolde de Wagner, le rêve

DVD : The Golden Ring

Montpellier - Compte-rendu : de Donizetti à Ciccolini

Beaune : Mozart bat Monteverdi

DVD : Salomé de Strauss parfaite

DVD : Wozzeck de Berg indispensable

Aix-en-Provence - Compte-rendu : La Walkyrie : Le miracle Rattle

Aix-en-Provence - Compte-rendu : la musique française par les Berliner Philharmoniker et Sir Simon Rattle, somptueuse consolation

Paris - Compte-rendu : Pierre-Laurent Aimard : La passion du bel aujourd’hui

concertclassic.com © 2007  
Contact - L'équipe - cgv billetterie - Professionels - Revue de presse - La newsletter