ACCUEIL
 

 CONCERTS
   A Paris (et rp)
   En région
   Salles, opéras
   Festivals
 

 JOURNAL
 

 BONS PLANS
 

 VIDEOS
   Frédéric Lodéon
 

RESERVEZ
VOS PLACES

 
  Tristan et Isolde / Bastille / 1ère cat.
 
  Cosi fan tutte / Spinosi / Cangemi / de Niese
 
  Louis Lortie (piano) / Orch. National de France / Kurt Masur / Liszt, Bruckner
 
  Welcome to the Voice / Sting / Elvis Costello
 
  Raymonda / Opéra Garnier
 
  Chorégies d'Orange 2009 / La Traviata / H. Grimaud
 
  Les Musicales de décembre / "Un noël basque, un noël russe"
 
  Tous les billets
  Mon panier
 

Les prochains concerts dans votre ville :
Aix-en-Provence
Alençon
Angers
Antibes
Arles
Auberive
Auch
Avignon
Beauvais
Bellac
Bordeaux
Boulogne-sur-mer
Bourges
Brest
Caen
Cannes
Chalette-sur-Loing
Clermont-Ferrand
Colmar
Compiègne
Conflans-sur-Loing
Corquilleroy
Créhange
Dijon
Douai
Echternach
Epinal
Firminy
Hombourg-Haut
Illkirch
Le Mans
Liège
Lignane-Puyricard
Lille
Limoges
Lyon
Maisons Alfort
Maisons-Laffitte
Marseille
Maubeuge
Metz
Montauban
Montpellier
Mulhouse
Nantes
Narbonne
Nice
Niederbronn
Orange
Orléans
Palaiseau
Paris
Poitiers
Pont-à-Mousson
Reims
Rouen
Saint-Amant-de-Boixe
Saint-Etienne
Saint-Junien
Saint-Martin-de-Crau
Sarrebourg
Solignac
St-Priest
Strasbourg
Thoiry
Toulouse
Tourcoing
Tournon
Tours
Ussel
Vallauris
Vanves
Versailles
Veyrins-Thuellin
Vichy
Villefranche-sur-Saône
Vimory
Yvré l'Evèque

Rédacteur en chef : Alain Cochard
Recherchez dans tous les articles depuis 2000 >>   

     

     

04 Mars 2007 - Saint-Etienne - Compte-rendu : Le Roi d’Ys, vive la musique de Lalo !



Alors que Le Roi d’Ys a aujourd’hui déserté les scènes lyriques françaises, on a peine à imaginer ce qu’a représenté le chef-d’œuvre d’Edouard Lalo jusque dans la seconde moitié du siècle dernier. Achevé en 1880, mais créé seulement huit ans plus tard, Le Roi d’Ys fut longtemps considéré comme l’une des pièces maîtresses de l’Opéra Comique, au côté de Carmen, de Werther et de Pelléas et Mélisande. Il réunissait, en effet, les faveurs du public et des critiques de l’époque. Il entra même au répertoire du Palais Garnier sous l’ère Rouché aux heures sombres de 1941.

Mais il a suffi d’entendre l’ouverture, seule page de la partition à avoir survécu au naufrage de l’œuvre sous forme de lever de rideau aux concerts symphoniques d’il y a un quart de siècle, pour être sous le charme de Lalo et lui restituer sa vraie place : le chant du violoncelle et de la clarinette, l’éclat des cors (bravo aux solistes !) ont été plus efficaces que Saint Corentin… Cela, on le doit à l’Orchestre de Saint Etienne auquel son jeune patron Laurent Campellone a su insuffler confiance et enthousiasme. Voilà un chef lyrique à suivre ! Mais pas seulement, car Lalo reste, jusque dans l’opéra, un symphoniste majeur de l’école française et Campellone tient ses troupes d’une main infaillible.

Dieu merci, les années ont dissipé les soupçons de wagnérisme, que la légende bretonnante qui tient lieu de livret n’avait fait qu’amplifier. Bien sûr que Lalo a entendu l’homme de Bayreuth, mais pour en faire son miel après une digestion bien tempérée. Il en a retenu sans doute l’ampleur des deux voix féminines, Rozenn, le blond soprano, et Margared, la sombre mezzo. Mais les hommes ont les caractéristiques vocales et le format des héros de Gounod et de Massenet. Par bonheur, la distribution réunie à Saint Etienne était à la hauteur. Ainsi de l’excellente Rozenn de Nathalie Manfrino qui prouve ici que les concours de Toulouse comme des Voix Nouvelles servent à quelque chose. La Géorgienne Nona Javakhidze ne domine pas toujours le passage d’un registre à l’autre, mais jamais au détriment de la crédibilité du personnage ambigu et écrasant de Margared.

Christian Tréguier campe un Roi d’Ys parfait de style et de musicalité ennoblissant, comme à son habitude, tout ce qu’il touche. A juste 30 ans, le ténor Florian Laconi a la jeunesse, l’élan et la vaillance du jeune premier qu’est le personnage de Mylio. A l’opposé, le méchant Karnac du baryton Olivier Grand assume avec panache le mauvais rôle : il a la voix et le physique. Il ne lui reste plus qu’à apprendre à jouer. L’ensemble de la distribution et les chœurs stéphanois savent être au diapason.

Que ce Roi d’Ys soit un drame noir, confinant parfois par la faute du librettiste Edouard Blau au Grand Guignol, ne justifie pas de l’enfermer dans une prison d’anthracite qui colore jusqu’aux costumes souvent très élégants de Frédéric Pineau. Le granit breton sait prendre le soleil quand il n’essuie pas de tempête… Nul doute que l’usage de projections aurait facilité la tâche à Jean-Louis Pichon qui y a d’ailleurs recouru à l’extrême fin. Les possibilités de cette technique visuelle auraient permis de rappeler l’amitié qui liait Lalo et un certain Delacroix, peintre des tempêtes romantiques.

L’essentiel est que la musique de Lalo revive enfin grâce à cette coproduction entre l’Opéra de Wallonie et celui de Saint Etienne.

Jacques Doucelin

Dernière à l’Opéra Théâtre de Saint Etienne, mardi 6 mars, 20h. Tél : 04.77.47.83.40 operatheatre@saint-etienne.fr - www.saint-etienne.fr

Les autres comptes rendus de Jacques Doucelin

Vous souhaitez réagir à cet article

Photo : Cyrille Sabatier.

      LES ACTUALITES DE MARS 2007   
 

DVD : une Femme sans ombre à écouter

DVD : une Création de Haydn poétique

Metz - Compte-rendu : Mi Amor de Chaynes, un huis-clos étouffant

Saint-Quentin-en-Yvelines - Compte-rendu : Un Telemann passionné et subtil

Vos réactions : Bruits au TCE

Monaco - Compte-rendu : Janowski dirige un Schoenberg européen avec les Gurrelieder

Vos réactions : Réponse au sujet d'Ariodante au TCE

DVD : Daphné de Richard Strauss

DVD : Tancredi de Gioacchino Rossini

Vos réactions : Je ne partage pas votre point de vue sur la mise en scène de la Juive

Toulouse - Compte-rendu : Tristan retrouve le Capitole

Paris - Compte-rendu : Une 8ème Symphonie de Bruckner à tomber par terre

Paris - Compte-rendu : Ariodante en blanc

Vos réactions : merci à Jean-Charles Hoffelé

Paris - Compte-rendu : Katerina Ismaïlova au Châtelet, les noirceurs de l’âme russe

Lille - Compte-rendu : Une Traviata un peu trop de travers

Nanterre - Compte-rendu : L’Ormindo de Cavalli : Féérie et fausse modernité

Vos réactions : mise en scène nullissime de la Juive

DVD : Falstaff par Ruggero Raimondi

DVD : l’Orfeo selon Jean-Pierre Ponnelle

Saint-Etienne - Compte-rendu : Le Roi d’Ys, vive la musique de Lalo !

concertclassic.com © 2007  
Contact - L'équipe - cgv billetterie - Professionels - Revue de presse - La newsletter