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Nathaniel Merrill a signé plutôt qu’une mise en scène une reconstitution assez méticuleuse de ce drame tyrolien dont Schiller situe l’action au début du XVIIIe siècle, et pour une fois l’esthétique réaliste du Met ne sent pas trop sa naphtaline. Qui s’en plaindrait, d’autant que la direction enflammée de Levine, qui fut l’un des premiers défenseurs de l’œuvre et l’inspirateur de plusieurs de ses « revivals », donne à cette œuvre complexe une ligne étonnante.
Et quelle distribution ! Scotto, idéale en Luisa, tire toute l’écriture du (encore) jeune verdi vers un bel canto étourdissant où l’expression n’est jamais oubliée, Rodolfo très surveillé de Domingo, certainement une de ses plus belles soirées, le père Miller selon Sherrill Milnes est un modèle, et tous les comprimari (James Morris en Wurm, Giaiotti en Conte du Walter) excellent. Pour longtemps probablement, la Luisa Miller à posséder en DVD.
Jean-Charles Hoffelé br>
Renata Scotto, Placido Domingo, Sherrill Milnes, Metropolitain Opera, James Levine.
Deutsche Grammophon 00440 073 4027 (distr. Universal)
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