28 Aout 2006 - DVD : La Traviata au Teatro Real de Madrid
Pizzi n’a pas résisté : sa Traviata s’encombre d’une transposition dans l’Italie de Mussolini, dérapage trop souvent constaté. Mais ce sera le seul point d’achoppement d’un spectacle par ailleurs splendide jusque dans son dénuement final (tout ce qu’il reste du somptueux bordel design de Violetta sera son lit de mort).
Direction d’acteur classique, qui ne cherche pas midi à quatorze heure, et un couple d’amant qui étrennait leurs rôles à l’occasion de cette nouvelle production présentée par le Teatro Real de Madrid. Norah Amsellem est une soprano décidément attachante, même si elle ne possède pas encore la technique sans faille que réclame Violetta (hélas, les vocalises peinent et l’aigu sonne terne), sa composition tout en finesse séduit, comme celle de José Bros, Alfredo subtil et bien chantant auquel manque un rien d’engagement.
Comme à son habitude Jésus Lopez Coboz raffine son Verdi : direction élégantissime et pourtant parcourue par une tension dramatique qui ne se relâche jamais.