Interprètes
 Régions
 Festivals
 Salles et Opéras
 Paris et rp
 A découvrir
 Le Magazine
 Les Chroniques
 Comptes rendus
 A la une
 Danse
 Opéras
 Tarifs réduits
Nouveautés
AGENDA JOURNAL BILLETTERIE VIDEOS
Concertclassic.com
Accueil
Mon panier
Contact
 
Partenaire :

Les prochains concerts dans votre ville :

Abbeville
Aix-en-Provence
Amiens
Angers
Antony
Argoules
Argy
Arles
Auteuil-le-Roi
Auxi-le-Château
Avignon
Bailleul
Bargemon
Beaune
Belfort
Berck-sur-Mer
Besançon
Blienschwiller
Bordeaux
Bruxelles
Caen
Calais
Callas
Cannes
Challes-les-Eaux
Charleroi
Châteaudouble
Château-Thierry
Châtelaillon
Châtellerault
Colmar
Compiègne
Dijon
Dourges
Etaples-sur-Mer
Evian
Fère en Tardenois
Figanières
Fontainebleau
Frahier
Gand
Gravelines
Grenoble
Guebwiller
Herblay
Ivry-sur-Seine
Jungholtz
Labège
Laval
Le Chesnay
Le Havre
Le Puy Sainte Réparade
Le Touquet Paris-Plage
Le Vésinet
Les Essarts le Roi
Liège
Lille
Limoges
Loon-Plage
Luxembourg
Lyon
Madeleine-sous-Montreuil
Maisons-Laffitte
Marseille
Martigues
Massy
Mennecy
Metz
Montelimar
Montigny Le Bretonneux
Montpellier
Montreuil-sur-Mer
Moulins
Mulhouse
Nancy
Nantes
Nice
Niederbronn-les-Bains
Noyon
Oisemont
Orange
Orléans
Paris
Parnes
Poissy
Poitiers
Puyricard
Quimper
Rennes
Rochefort
Roubaix
Saintes
Saint-Genou
Saint-Patrice
Sartrouville
Seilh
Seynod
Soissons
Strasbourg
Talence
Tergnier
Thionville
Thoiry
Tigny-Noyelle
Tortefontaine
Toulon
Toulouse
Tourcoing
Tours
Trappes-en-Yvelines
Valenciennes
Verrières
Versailles
Vicq



Opéra : Pelleas et Melisande de Debussy
119 euros en 1e cat.
(au lieu de 157 euros)
Opéra Bastille

- - - - - - - - - - -
Prokofiev et Chostakovitch
de 12 à 17,50 euros
Salle Pleyel

- - - - - - - - - - -
Rameau : Dardanus
Ens. Pygmalion

44 euros en 1e cat.
(au lieu de 85 euros)
Opéra royal de Versailles

- - - - - - - - - - -
Didone Abandonnata
Hofkapelle Munchen

38 euros en 1e cat.
(au lieu de 75 euros)
Opéra royal de Versailles

- - - - - - - - - - -
Opéra :
Don Pasquale
de Donizetti

de 63,50 à 125 euros
Th. des Champs-Elysées

- - - - - - - - - - -
Vivaldi par l'Ensemble Baroque de Limoges
19 euros
(au lieu de 25 euros)
Th. des Champs-Elysées

- - - - - - - - - - -
Festival Quatuors
à Saint-Roch

17,50 euros
(au lieu de 20 euros)
Eglise Saint-Roch

- - - - - - - - - - -
Karita Mattila
(soprano)
Airs de Strauss, Brahms, Debussy...

33 euros en 1e cat.
(au lieu de 64 euros)
Salle Pleyel



Wiener Philharmonic
Th. des Champs-Elysées

- - - - - - - - - - -
Rigoletto de Verdi
Opéra Bastille

- - - - - - - - - - -
Didon et Enée
Les Arts Florissants
Opéra Comique




Chorégies d'Orange
2012


La Bayadère
(ballet)

Opéra Bastille


Philippe Jaroussky
Th. des Champs-Elysées


Barbier de Séville
de Rossini

Opéra Bastille


Angela Gheorghiu
(soprano)

Salle Pleyel




Rédacteur en chef : Alain Cochard
MOTEUR DE RECHERCHE >>   

     

     

26 Juin 2005 - Bruxelles - Compte-rendu - Dans les secrets de l’ombre. Matthew Jocelyn signe une approche mesurée du chef d’œuvre de R. Strauss


Pour cette nouvelle production, Matthew Jocelyn ne s’est pas encombré des poncifs orientalisant et de la poétique ombilicale qui nous ont fait tant de Frau ohne Schatten perdues dans les limbes pour mieux tomber dans le vérisme. Son « überwelt » stylisé, navigant à vue entre l’univers de l’Empereur, illustré par un polyptique à la flamande, montrant le regard terrifié par l’imminence de la pétrification, la gazelle tant poursuivie, l’aile rouge du faucon triste, et les monolithes de béton du palais de Keikobad, font mouche, comme la « factory » de Barak et de son épouse, passés de la condition de teinturier au statut d’artiste peintre post-Warholien.

Il y ajoute deux funambules figurant les esprits de l’Impératrice et de l’Empereur, voir Keikobad lui-même lorsqu’au III la Nourrice est aspirée par le feu inextinguible. Les nombreux changements de scènes occasionnent autant de recours au rideau, seul anicroche d’un spectacle efficace, mettant l’accent sur les destins des protagonistes, les débarrassant de l’armada symboliste et adoptant les coupures habituelles.

Aux cieux, une surprise divine, la plus belle Impératrice que l’on ait entendue depuis Rysanek (et l’on en a croisée, avec au sommet Ingrid Bjöner), Silvana Dussmann, à la colorature adamantine et puissante, aux registres dramatiques sans faille (la scène du renoncement final), qui trouve un partenaire de grand format en l’Empereur de Jon Villars, aigu de gloire, et expression blessée, perdue qui donnent la juste mesure d’un personnage trop souvent sacrifié sur l’autel de la futilité. A terre, le Barak sans arrières plans de Jean-Philippe Lafont, en bonne voix, met une santé réjouissante à son personnage, et il lui en faut pour supporter les assauts hurlés de sa mégère de femme. Gabriele Schnaut n’a jamais fait dans la dentelle, mais la Teinturière lui va au fond assez bien, et ses gourmandises de sexe, lorsqu’elle se trouve émoustillée par le jeune bellâtre, intelligemment projetées sur un écran, sont assez comiques.

C’est que Jocelyn a bien compris la subtile balance entre le trivial et le sublime qu’opèrent Hofmannsthal et Strauss, et les trois frères de Barak, en vrais noceurs bruxellois, le prouvent amplement. Pas de misérabilisme, pas d’ésotérisme, mais un conte philosophique plus léger qu’à l’habitude, on voudrait écrire moins allemand ? Oui, c’est cela. Le temps passe alors trop vite, l’orchestre emmené avec frénésie par Kazuchi Ono revendique sa place dans l’ouvrage, la première pour tout avouer, et conduit l’action dramatique avec une pugnacité qui n’a à envier à Böhm ou à Solti que quelques subtilités rêveuses trop gommées ici. L’orchestre immense de la Frau débordait de la fosse, les harpes, les célestas se faisaient face dans les loges, il enveloppait tout le théâtre de ses feux, mais n’absorbait jamais les voix, Ono respectant les pianissimo dont Strauss surcharge sa partition dés que le chanteur aborde des notes ou une phrase délicates. Bien vu décidément.

Mention spéciale pour la Nourrice de Michaela Schuster, rôle sacrifié en général, qui veut un grand mezzo et l’a eu cette fois ci. Bémol, si on ne nous avait pas annoncé que les costumes étaient signés Christian Lacroix, rien ne nous y aurait fait songer, et pourtant l’imaginaire de ce conte oriental aurait du déchaîner les folies et les sortilèges du couturier. Qu’est-il arrivé, mystère. Mais cela ne peut en rien ternir une production de premier ordre, qui rendait enfin accessible l’œuvre dans toutes ses arcanes.

Jean-Charles Hoffelé

Die Frau ohne Schatten de Richard Strauss, Théâtre de la Monnaie, Bruxelles, le 26 juin 2005, et le 29 juin.

Strauss en DVD

Photo: Johan Jacobs

      LES ACTUALITES DE JUIN 2005   
 

Marseille - Compte-rendu - Le public du Gyptis sous le charme d’un récital inattendu

Bruxelles - Compte-rendu - Dans les secrets de l’ombre. Matthew Jocelyn signe une approche mesurée du chef d’œuvre de R. Strauss

Toulouse - Compte-rendu - Temistocle de Jean-Chrétien Bach renaît !

Paris - Compte-rendu - Résurrection. L’Orphée de Glück selon Pina Bausch ressort des limbes

Paris - Compte-rendu : Scène de crime. Elektra revient à l’opéra de Paris dans une mise en scène qui renouvelle le sujet

Strasbourg - Compte-rendu - Une saisissante Lulu

Paris - Compte-rendu - Krystian Zimerman : la poésie d’un perfectionniste

Nancy - Compte-rendu - Philippe Jaroussky fait Triompher Vivaldi

Metz - Compte-rendu : Les Contes d'Hoffmann, version Choudens 1907

Paris - Compte-rendu - Etape parisienne réussie pour la lecture de référence du Tour d’écrou

Paris - Compte-rendu : Une inconnue dans la maison. Armin Jordan propose une œuvre rare



LE MAGAZINE
Cinéma
Interviews
Rencontres...
Portfolios
Atys de Lully
Mahler 2011
Portraits baroques
Feuilleton Mozart
Vivaldi à Venise
LE JOURNAL
A la Une
Comptes rendus
Chroniques
A découvrir
AGENDA
Salles et opéras
Festivals
Interprètes
En région
A Paris et RP
CONTACT
L'équipe
Professionels
La newsletter
Mentions légales
BILLETTERIE
Mon panier
Service clients
CGV
Tarifs réduits
concertclassic.com © 2011